1. Description
2. Symptômes
3. Etiologie
L'abandonnique redoute par-dessus tout le fait qu'on ne s'occupe plus de lui. Il voit dans ce manque de sollicitude une privation d'amour qu'il ressent comme une frustration. Il réclame des certitudes absolues et des réassurances persistantes, seules certaines personnes élues comme objets sont capables de lui apporter la certitude qui alimente sa sécurité. Il est habité par la hantise d'être abandonné et, projetant sa peur sur l'objet, il lui attribue des arrière-pensées, des doutes, des sentiments d'antipathie, des intentions méchantes ou des mobiles agressifs et hostiles. Cette crainte constante d'être "lâché" met l'objet dans une situation si difficile et si lassante qu'elle peut aboutir à la longue à un lâchage réel. Telle est la fatalité qui pèse sur l'abandonnien, il favorise l'abandon. (1)
Pour Guex G. (2), si la "névrose d'abandon", n'est pas un ensemble de phénomènes réactionnels à un abandon vrai, elle n'est pas non plus une névrose au sens freudien du terme. Elle n'est pas la conséquence d'un conflit, elle relève d'un stade antérieur du développement de l'individu. Il s'agit d'une névrose pré-oedipienne, avec un vécu extrêmement actif, mais de façon consciente, qui n'a été ni accepté et "digéré", ni refoulé. Il est ressenti comme actuel, malgré son ancienneté et, dans la plupart des cas, le sujet le ressasse sans cesse. Il crée la névrose non du fait de ses irruptions inconscientes dans la vie du patient, mais par suite des décalages et anachronismes qu'il provoque. Le névrosé vit sur deux plans (petite enfance, âge réel) les confondant et se comportant en conséquence. Ce sont des gens demeurés à un stade primitif, où toute force instinctuelle et affective semble drainée dans un seul sens, s'assurer l'amour et par là, maintenir la sécurité. Il y a primauté de l'image maternelle et paternelle maternisée pour les deux sexes. L'évolution affective liée au développement normal de l'instinct sexuel, telle que Freud l'a décrite, ne peut se produire : pas d'Oedipe, ou tendance oedipienne sporadique et de faible intensité, toujours prête à "s'infantiliser". Partant de là, pas de Surmoi. C'est le Moi, et non le Surmoi, qui s'oppose à l'Oedipe, un Moi très primitif pour qui la relation oedipienne est inconcevable car elle constitue une menace quant à la sécurité. L'abandonnique aspire au sentiment de fusion avec un autre être (la mère) et non au sentiment de relation qu'il ne conçoit même pas.
Sources :
1. Odier C. : « L'angoisse et la pensée magique. Essai d'analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d'abandon »
2. Guex G. : « La névrose d'abandon »
Les abandonniques ont toujours deux caractères en commun : l'angoisse et l'agressivité qui se rattachent à un état psychologique initial, caractérisé par l'absence d'un juste sentiment du Moi et de sa valeur propre. C'est sur l'angoisse qu'éveille tout abandon, sur l'agressivité qu'il fait naître et sur la non-valorisation de soi-même qui en découle, que s'édifie toute le symptomatologie de cette névrose. (1)
a) les peurs et l'angoisse
Non-valorisé, l'enfant se trouve dans un état de faiblesse et d'impuissance qui donne naissance aux terreurs. L'adulte qu'il devient ne peut s'en délivrer, il reste ce qu'il était : un être prématuré devant la vie, incapable de s'y adapter par lui-même, la réalité demeurant pour lui hostile et inaccessible. Pour Odier C. (2), les peurs et angoisses de l'abandonnique, soit à l'état de veille, soit à l'état de sommeil (cauchemar), ont toutes les caractéristiques des terreurs primaires de l'enfant en face des êtres et objets doués par lui d'une toute-puissance maléfique. On peut retrouver des peurs cosmiques (tremblement de terre, ...), physiques (feu, vide, armes, animaux, maladies, mort, ...), psychiques dont l'objet central est la peur de manquer d'amour ou peur de le perdre.
Parmi celles-ci il y a :
- la peur de se montrer tel que l'on est : l'abandonnique doute qu'on puisse l'aimer tel qu'il est, car il a fait la cruelle expérience de l'abandon, alors qu'il se proposait à la tendresse des autres, tout petit, donc sans artifice
- la peur du risque affectif : l'angoisse de l'abandon et de la solitude entraînent une peur intense de tout ce qui peut comporter un risque dans ce sens
- la peur de la responsabilité : pour éviter ce risque, l'abandonnique ne s'engage affectivement vis-à-vis de rien ni de personne à moins de garanties sérieuses. D'une manière générale, il redoute la responsabilité et a tendance à la rejeter sur autrui
Hanté par la peur de perdre l'amour, l'abandonnique cherche à se préserver de ce malheur et de l'angoisse qui l'accompagne par des mesures de protection, tantôt négatives (refus de s'engager, s'infliger l'abandon pour éviter le sentiment d'être le jouet d'autrui : lâcher pour ne pas être lâché), tantôt positives (dévouement, asservissement à autrui, soin porté à préserver le lien, ...).
L'angoisse abandonnique a toutes les caractéristiques du stade de développement élémentaire auquel elle appartient. C'est l'angoisse primaire par excellence, liée à l'incapacité de l'enfant de satisfaire ses propres besoins et de se défendre contre les menaces du monde extérieur. Elle est immédiate et parfois très confuse, constituée par un débordement d'émotion que le Moi est incapable d'endiguer. Dès la deuxième année, elle participe au stade magique et à la prélogique enfantine, elle garde ces caractères, quel que soit l'âge du sujet. Sous le coup d'une menace de frustration, l'abandonnique régresse immédiatement au stade d'impuissance primaire, et son Moi, envahi par l'émotion et la peur, ressent le malheur comme inévitable et déjà consommé. (1)
b) l'agressivité
Elle est réactionnelle, consécutive aux privations d'amour de l'enfance et susceptible de diminuer, puis de disparaître au cours du traitement. Elle se manifeste par la vengeance, faire subir à l'autre ce dont l'abandonnique a souffert lui-même et menacer, frustrer, abandonner. Il fait payer à autrui ses souffrances passées de mille façons :
- par les exigences sans limite de son besoin d'amour
Exigences liées à la pensée magique, la plus grande preuve d'amour qu'il réclame de l'objet est non seulement d'être compris, mais d'être deviné. Il s'agit de mettre à l'épreuve pour faire la preuve soit en disant le faux pour mettre à l'épreuve le don divinatoire de l'objet, et par là même s'assurer de son intérêt et de sa compréhension, soit de savoir si l'objet aimera malgré tout le sujet tel qu'il est et si désagréable qu'il puisse se montrer, la mesure de son endurance donnant la mesure de son amour.
Exigences liées à la méconnaissance de l'intention, les paroles sont trompeuses, la compréhension intérieure et les sentiments sont sujets à caution. Il lui faut des faits, et ces faits seront envisagés par lui à l'état brut, dépouillés de leur contexte, des circonstances connexes, des intentions de l'objet : "il aurait pu arriver à l'heure s'il l'avait réellement voulu, s'il le désirait vraiment, il pourrait vaincre tous les obstacles". Le manque de sécurité affective joint à un égocentrisme très primitif abolit le sens du possible, du réel et le fait recourir à la croyance magique en la toute puissance de l'objet.
Exigences liées au besoin d'absolu : l'abandonnique aspire à tout partager avec l'être qu'il aime, à tout savoir, à tout faire avec lui. L'attachement abandonnique est exclusif, il n'admet ni l'absence, ni le partage, c'est tout ou rien. (1)
- par une attitude passive
Demeuré fixé au stade réceptif et captatif de l'enfance, il attend tout d'autrui. Dans les cas aigus, il demeure passif dans tous les domaines de la vie. Cette lacune est exploitée par l'abandonnique dans le sens de sa névrose, pour prolonger la jouissance d'un état infantile d'irresponsabilité et pour avoir barre sur autrui en l'asservissant à ses besoins. On retrouve ici le déplacement d'agressivité tendant à faire supporter par les objets actuels les fautes commises par les parents, et leurs nombreuses conséquences. (1)
- par ses interprétations "fantaisies et comportement masochique
Il s'agit dans ce cas d'un masochisme affectif et non d'un masochisme moral comme Freud l'a décrit (retournement contre soi d'un sadisme primitivement dirigé contre autrui, puis refoulé). Odier C. (2) l'a décrit comme primaire, partiellement donné dans la constitution même de l'individu et renforcé par l'abandon, il n'est donc pas le produit d'un refoulement dû au Surmoi. Ses mécanismes, élaborés par le Moi, sont généralement conscients ou préconscients et semblent vouloir d'une part, renforcer et justifier le sentiment de non-valeur de soi-même, d'autre part, d'alimenter la rancune initiale et l'empêcher de s'éteindre. La dimension agressive est bien présente : en s'en prenant à soi-même, en niant sa propre valeur, en s'abaissant, en s'avilissant, en se détruisant psychiquement, le sujet sait bien qu'il atteint l'objet, et à travers lui, parfois directement aussi, la mère ou le père coupable du manque d'amour.
On peut observer trois groupes de manifestations masochiques selon Guex G. (1) :
- les manifestations masochiques liées au besoin de mettre à l'épreuve pour faire la preuve : résultat de ses fausses attitudes, ses faux refus, ... qui le privent sans cesse de ce qu'il souhaite, de ce à quoi il aspire. Ils accentuent sa situation d'infériorité, son état de dépendance et aboutissent à l'échec
- les manifestations masochiques explosives : scènes de désespoir, crise de dévalorisation dirigées contre l'objet, accès d'angoisse plus ou moins spectaculaires. Plutôt qu'à se faire consoler et rassurer, le sujet vise à blesser l'objet, à le désemparer, à lui donner de la culpabilité, car le propre de ces crises est de mettre en évidence l'irresponsabilité du sujet et la complète responsabilité de l'objet
- les manifestations masochiques secrètes : rêveries et fantasmes masochiques de caractère affectif, non sexuel. L'agressivité est présente car dans ses fantasmes, l'objet devient capable de tout, c'est-à-dire du pire : tromperies, infidélité, abandon
c) la non-valorisation
Les circonstances traumatisantes qui ont privé l'enfant de sécurité affective se sont produites dans ses premières années, alors que tout son développement était encore à faire et que, par conséquent, l'acquisition du sentiment de la valeur de soi-même était à venir. Il ne s'agit donc pas ici d'un sentiment de valeur perdu, mais d'un sentiment de valeur non-acquis. Cette non-valorisation de l'abandonnique en tant qu'objet d'amour s'exprime en premier lieu par des doutes multiples envers lui-même : "je ne vaux pas qu'on m'aime". Ces doutes ont tendance à se fixer sur des manifestations extérieures de la personnalité ou sur quelque défaut physique, autour duquel se cristallise toute l'insécurité du sujet. Le mécanisme de défense en jeu est le rejet de la responsabilité par la projection à l'extérieur des causes du trouble.
Il arrive parfois que des abandonniques se rendent compte de certaines lacunes intérieures, c'est à elles que s'accroche et s'alimente leur sentiment d'impuissance : manque d'intelligence, de culture, ... Ce sont alors ces manques illusoires ou réels qui justifient pour eux leurs échecs affectifs, leurs déceptions en amitié ou en amour. Les doutes de l'abandonnique quant à lui-même sont renforcés par un mécanisme qui procède de la même cause, c'est-à-dire de la non-valorisation, consistant à survaloriser autrui dans la mesure même où l'on se sait dévalorisé. A son tour, la survalorisation des autres engendre la tendance à se comparer sans cesse à eux, à son propre détriment. Cercle fermé, où un mal fait naître un plus grand mal. La non-valorisation affective amène toujours l'abandonnique à un sentiment extrêmement pénible et obsédant d'exclusion, de n'avoir nulle part sa place.
De cette non-valorisation découle une fausse notion de soi-même, un manque de respect et d'un juste intérêt pour soi-même. (1)
Sources :
1. Guex G. : « La névrose d'abandon »
2. Odier C. : « L'angoisse et la pensée magique. Essai d'analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d'abandon »
Du point de vue psychique, la petite enfance des névrosés adultes, comme celles des enfants directement observés en période d'angoisse d'abandon, présente trois traits caractéristiques :
- une forte affectivité, avec prédominance des besoins affectifs sur les autres besoins
- un besoin possessif intense, plus ou moins camouflé, à l'égard des êtres qu'il aime. Intolérance à la privation, à l'absence, au partage
- une tendance marquée à l'anxiété
Le petit abandonnique témoigne d'une sorte de "gloutonnerie" affective (à rapprocher de la gloutonnerie réelle que manifestent certains enfants en période de carence affective). Pour qu'il soit heureux et paisible, il faut qu'il se sente entouré de tous ceux qui l'aiment et qu'il chérit en retour, que rien ne menace l'unité familiale en général et singulièrement son unité avec la mère et que celle-ci lui donne preuve sur preuve de son amour. Inversement, tout ce qui menace cette unité, tout ce qui lui semble porter atteinte à l'exclusivité du lien, déclenche son désespoir ou sa révolte. Sa sécurité s'effondre avec la même facilité qu'elle se retrouve : il dépend entièrement du climat créé autour de lui, et ce climat lui-même est dû souvent à de très petites choses, des nuances, des riens, qu'un autre enfant ne remarque même pas et qui risquent de passer inaperçus aux yeux de l'adulte inattentif. Facile à éduquer et à adapter aux exigences de la vie pour tout ce qui ne touche pas à l'affectif, car là ne réside pas son intérêt primordial, il manifeste une intolérance quasi absolue à tout ce qui implique un renoncement sur le plan de l'amour possessif. (1)
A un moment de son existence, l'enfant s'est trouvé en face d'une privation d'amour non objectivement motivée, par exemple dans les innombrables cas de "fausse présence" maternelle. Une fausse-présence qui s'oppose à la réalisation d'une concordance correcte et heureuse entre l'action de l'objet et les besoins du sujet, cela se ramène à une présence purement corporelle ou matérielle avec succession d'actes moteurs et de paroles impersonnelles. L'enfant s'est senti seul, ne comprenant pas et s'angoissant. De ces privations-là la mère la plus attentive ne peut donner que des explications superficielles et fausses, que l'enfant enregistre comme telles, puisque les raisons véritables, le plus souvent, lui échappent à elle-même. L'analyse prouve que le besoin de s'expliquer son malheur tourmente alors profondément l'enfant. Il faut qu'il comprenne. Suivant sa nature et ses tendances profondes, il adopte soit le point de vue de l'infériorité "Je ne vaux pas qu'on m'aime", soit le point de vue de la culpabilité "C'est ma faute, on ne peut pas m'aimer parce que je suis méchant". Il est rare que la névrose d'abandon s'installe suite à un abandon réel. (2)
On retrouve donc la même étiologie que dans l'angoisse d'abandon, cela laisse supposer qu'un enfant souffrant d'angoisse d'abandon risque de devenir un adulte abandonnique s'il n'a pas été aidé dans son enfance.
Sources :
1. Guex G. : « La névrose d'abandon »
2. Odier C. : « L'angoisse et la pensée magique. Essai d'analyse psychogénétique appliquée à la phobie et la névrose d'abandon »
Bonjour tristesse, H 42 ans,
Bonjour tristesse,
H 42 ans, terriblement seul, je prends conscience que ce que j'ai, cela existe comme une forme de névrose.
Ce qui est fou, j'ai inventé le mot d'abandonnisme dans ma tête, il y a quelques années, et puis j'apprends qu'en fait il existe. Depuis un an j'ai de grosses crises d'angoisse, une forme d'agressivité rentrée et parfois je m'engage, depuis des années, dans des situations dangereuses (masochisme).
Je parviens à être mieux avec mes amis, mais très peu et je me rends compte que si je suis trop moi-même et trop longtemps, cela doit être épuisant. J'ai renoncé à l'idée de l'amour, convaincu que je suis quelqu'un d'épouvantable à vivre.
Chez moi: peur permanente de l'abandon, peur du rejet, du non-amour. J'ai une très mauvaise image de moi, j'ai eu des périodes où je me disais "tu n'es qu'une merde", des dizaines de fois, par jour.
Je sais qu'il y a aussi du positif, mais je gâche beaucoup de choses par ma voracité d'affection (et encore il faut une affection comme je le veux et quand je le veux).
Je suis très ému par les témoignages que j'ai lus. Je ne savais pas que je vivais la même chose que d'autres.
J'avais entamé une psychothérapie il y a quelques mois, je pense qu'il est temps que je vois le problème en face et j'en parlerai au psy.
Merci pour ces messages, une fois encore.
DD
Bonjour, j'ai 44 ans et me
Bonjour, j'ai 44 ans et me bat depuis plus de 4 ans maintenant pour essayer de sauver mon couple ... !
Les 3 premières années de notre couple, ce fut l'amour fou et puis le jour ou je lui ai annoncé que j'allais devenir Maman, de jumelles , tout a basculé ! Il voulait que j'avorte, car il ne se sentait "pas prêt", mais pour sois-disant recommencer 1 an après ... evidemment ma grossesse s'est passée quasi seule, et je ne vous parle pas de l'après accouchement ... moi "malade" à m'occuper seule de 2 petites filles ... je n'avais donc plus vraiment l'energie et la force de m'occuper de lui en plus .... Je ne vais pas vous faire le récit de tout ce que j'ai endurer mais ce fut une période très difficile !
Aujourd'hui, malgré tout cela je suis toujours avec lui, mais c'est lui qui veut me quitter, .... il ne m'aime plus ! Il a déjà 3 autres enfants d'un premier marriage et à quitter sa première femme pour les mêmes raisons ! Une femme qui devient mère n'est plus sa femme !
L'histoire est un peu differente mais en beaucoup de points similaire ... j'ai compris que tant que je faisait tout pour lui, et uniquement lui ... ca roulait parfaitement! Mon amour etait centré sur sa personne et ayant été abandonné à la naissance par sa mère, il était en manque d'affection constante, ce qui ne posait pas de problème,... jusqu'à ce que viennent au monde 2 petites filles qui, comme tous bébés ont besoin d'attention constante et plus que particulière, et ne recevant aucune aide de sa part, il n'était plus le centre du monde ! ... le début de la fin ...
Tout ce que je faisait était "mal fait" , "mauvais", critiqué, parfois cinglant, bref normalement des propos pas permit de quelqu'un qui vous "aime" ... comme s'il se nourrissait de petite choses futiles qui pourrait le convaincre que je ne suis plus sa femme mais une mère qui l'a abandonné et que il ne m'aime plus !
la sagesse me dirait de fuir cet être qui me fait du mal, qui nous fait du mal car les enfants, grands comme petits en souffre ... mais j'ai envie de garder l'espoir qu'il va réagir, se prendre en main ... se rendre compte qu'on l'aime ... il veut être heureux dit-il ... je pense qu'il ne sait même pas vraiment ce qu'être heureux , pour lui veut dire ....car il a tout pour être heureux, mais ne veut pas le voir, l'accepter ... tout est centré sur sa personne et l'autre ne peut faire que suivre en essayant de ne pas prendre trop de place sinon cela ne lui convient pas !
comme la personne précédente à dit, inconsciemement, il a créé le vide autour de moi ... une partie de ma famille, mes ami(e)s ...
C'est difficile d'être la victime d'un abandonnique car il nie son état et pour lui, il n'a rien à se reprocher ....
Pensez-vous qu'il y a des solutions, comment faut-il faire pour qu'il se rende comptre et accepte son état, accepte de se faire soigner, s'il y a moyen ?
Bonjour, j'ai 33 ans et la
Bonjour,
j'ai 33 ans et la vie me sourit dans beaucoup de domaines mais le sentiment d'abandon me rattrappe dans ma vie amoureuse.
Mais j'ai décidé de lutter contre ça et le mieux, en tout cas pour moi, c'est de chasser ces pensées négatives. Je ne vous dis pas que je ne suis jamais sous l'emprise de mauvaises pensées du genre "il ne m'aime plus, je le ressens" mais je m'oblige à me changer les idées et le mieux pour moi c'est le sport!
Je ne veux pas m'appitoyer sur mon sort même si ce n'est pas rose tous les jours. Après tout la vie est faîte de hauts et de bas, et c'est justement ce qui fait son intérêt.
Les psys, j'en ai vu plusieurs et franchement ça ne m'a pas aidée. Mon meilleur conseil, c'est de se battre contre soi-même et je pense qu'en tant q'être humain nos capacités sont suffisamment élevées pour le faire.
Courage à toutes et à tous,
Caroline
Bonjour, C'est avec beaucoup
Bonjour,
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai lu tous les témoignages de ce blog... Je découvre la définition d'une personne abandonnique, je ne connaissais pas ... Et je réalise que ça résume tout ce que j'ai vécu pendant 5 ans avec mon compagnon qui est donc abandonnique...
J'ai pris la décision de le quitter il y a quelques jours...une décision douloureuse car je pense l'aimer encore mais je n'ai plus de force, je suis épuisée de toutes les crises, de la violence des mots, de la remise en question systématique de mon amour pour lui.
C'est terrible. Sans connaître le descriptif de la névrose, j'avais bien conscience de son trouble affectif lié à une enfance troublée par un père violent, alcoolique et une mère dans le déni. Je lui ai déjà fait remarqué que ses exigences étouffaient l'amour, que je n'étais peut être pas la seule responsable de notre relation chaotique. Mais rien à faire, il était dans le déni complet.
Je n'ai pas réussi à lui faire voir les choses sous un angle différent. Pour lui, en dépit de la violence vécue dans son enfance, il n'a pas manqué d'amour car on le lui disait. C'était verbalisé. Est-ce que cette situation paradoxale, violence/amour a ancré l'idée que l'on ne peut que douter de l'amour qu'une personne lui porte ? Ça ne peut être que du faux ? Sa mère n'a pas pu vraiment l'aimer si elle l'a laissé subir les coups de son père ?
C'est une personne de caractère fonceur qui n'est pas dans la dévalorisation de soi-même. Au contraire. C'est la différence que je vois par rapport à la définition de l'abandonnique. Mais j'y ai toujours vu une surcompensation d'un manque de confiance en lui.
Son amour était tellement exclusif qu'il a fait le vide autour de moi. J'ai pris beaucoup sur moi par amour pour lui. Sans qu'il veuille bien l'admettre. Sans qu'il le voit. Je pensais que son amour était plus filiale qu'amoureux.
L'ampleur des crises était telle que parfois ça frisait la folie. La situation lui échappait. Il était en roue libre, comme possédé par ses frustrations qui se transformaient en véritable douleur pour lui. Plus ça allait, plus les crises s'intensifiaient en fréquence et en intensité. Je devais donc bien l'aimer pour endurer tout ça ? Mais non, ça ne lui suffisait toujours pas pour comprendre que je l'aimais.
Je croyais vivre avec un pervers narcissique jusqu'à lire ce blog. Car il était très égoïste, car sa violence s'intensifiait jusqu'à me rabaisser, me mépriser, m'insulter et d'autant plus si je tentais de me défendre ou au contraire si j'étais plus faible. Et en même temps, il me faisait des déclarations enflammées, il me disait que j'étais tout pour lui, qu'il ne pouvait pas vivre sans moi, sans être totalement comblé par mon amour et frustré de mon manque d'actes visibles de mon amour.
Mais après de nombreuses tentatives pour continuer à y croire, à croire à un avenir heureux ensemble, j'ai décidé de mettre un terme à cette relation qui devenait destructrice.
Le tragique de l'histoire est que nous nous entendons très bien en dehors de la manière dont on conçoit l'amour dans un couple.
Bonjour, Je viens témoigner
Bonjour, Je viens témoigner de ma souffrance et je voudrais savoir si l'un d'entre vous connaitrait ou prendrait un traitement médicamenteux pour pallier les angoisses, les peurs, pour taire les idées assassines et les scénarios d'abandon. J'ai 31 ans et je suis une thérapie avec une psychologue depuis 3 ans suite à une déception sentimentale. J'ai été quittée parce qu'il n'était plus possible pour mon ami de gérer mes crises, mes peurs, mes suspicions, mon désir d'exclusivité permanent, ma jalousie, mes remontrances... Il n'en pouvait plus, il était à bout de souffle et en me quittant il m'a dit : " Je t'aime encore mais je suis trop épuisé, jamais je n'arriverai à te rassurer suffisamment et c'est trop dur, je me perds et j'ai peur". Voilà, j'y étais arrivée, j'avais obtenu ce que je redoutais le plus mais aussi ce dont j'étais absoluement persuadée: l'abandon. De là plusieurs sentiments se sont dévoilés. En premier lieu le sentiment de culpabilité, la honte de l'avoir fait souffrir et de lui avoir fait miroiter quelques années que notre relation était possible. En second lieu, bizarrement, associé à des pleurs, de la profonde tristesse, de la colère, du déni j'ai ressenti comme une sorte de délivrance. Oui, j'étais comme soulagée car cela me faisait souffrir d'être abandonnée par celui que j'aimais mais au final la souffrance de la séparation étais moins douloureuse que d'imaginer poursuivre cette relation qui me hantait en permanence l'esprit et qui m'enpêchait de vivre normalement. J'étais omnibulée par lui "que fait-il, où est-il, est-il prudent, va-t-il croiser le regard d'une autre, est ce qu'il pense à moi, est ce qu'il m'aime, est ce qu'il va m'appeler et si il le fait pas pourquoi, qu'est ce qu'il me cache, il est bizarre, il me ment... Ma tête était envahie de questions le concernant, je n'arrivais plus à me concentrer au travail, j'étais ailleurs, perdue , fatiguée et donc incapable également de créer des liens sociaux... Du coup cet isolement m'obligeait à m'accrocher d'autant plus à lui et là c'est un cercle infernal dans lequel on plonge et dont on ne sort pas! 3 ans de thérapie donc et j'arrive aujourd'hui à mettre un nom sur cette souffrance et cette maladie parce que je pense qu'on peut parler de maladie! J'ai progressé avec mon travail thérapeutique mais la relation à l'autre est toujours difficile et source de souffrance! J'ai de nouveau rencontrer un homme que j'aime et avec lequel je voudrais mettre toutes les chances de mon côté pour m'en sortir et le rendre heureux! Je continue malheureusement à faire des crises et je ne suis toujours pas vraiment sereine. J'ai peur et vos témoignages me touchent et m'alerte! Alors je repose ma question, existe-t-il un traitement qui puisse aider à pallier cette maladie et cette souffrance? Merci.
c est pas ta faute, je pense
c est pas ta faute, je pense que nos angoisses sont de la sensibilité, un 6ème sens, par rapport à des cauchemares qui finissent par se produire vu que si l'autre personne nous aimait autant que nous, il n'aurait pas fait ça. Il ne faut pas prendre sur nous quelque chose qui est beaucoup plus sensé en couple que la lâcheté qui gagne du terrain de l'autre côté..
ma souffrance est tellement
ma souffrance est tellement grande que je ne sais pas si je veux continuer a 55 ans j'en ai vraiment marre de cette souffrance qui a brisé ma vie entiere.. ah que j'ai souffert sans savoir pourquoi, toute ma vie a été construite sur le rejet l'abandon. Une vie remplie d'échecs a répétition aucune confiance en moi aucun amour de moi tellement, que je n'ose plus rien faire. j'ai honte, je ne peux plus affronter ce monde, je ne suis bien que chez moi dans mon petit cocon enfermée dans ma souffrance, sortir me demande de gros efforts , je me trouve moche je me trouve ridicule,je me trouve ignare inculte, je suis ici par erreur je ne mérite pas qu'on se soucie de moi, le mal de vivre est devenu si grand que je ne sais pas si je veux , je ne sais pas si je peux.... continuer encore , à 55 ans je m'essoufle l'anxiété me consume je meure a petit feu.
Chers parents et futurs parents , avant de mettre un enfant au monde pensez y bien l'abandonnite détruit des vies
Prenez vous en main. Jusqu'à
Prenez vous en main. Jusqu'à son dernier souffle on peut se soigner. Pour le vouloir, il faut une grande force de caractère et beaucoup de courage. Allez voir un ou une thérapeute spécialiste des troubles borderlines ou de l'abandon. Ce n'est pas facile mais vous vous sentirez beaucoup mieux petit à petit.
Bonjour à toutes et tous ,
Bonjour à toutes et tous , j'ai 46 ans , je suis encore marié mais vis séparé depuis presque un an , deux enfants dont une fille de 20 ans que ne veut plus me voir . J'ai decouvert l'été dernier à force de recherche de ce qui n'allait pas chez moi que j'était un abandonnique , c'est d'ailleurs ce texte plus haut qui m'en a persuadé vu que je mis suis reconnu à 95 % !En fin de compte , c'est suite à un problème médical que j'ai été séparé de mes parents à la naissance (9 jours) pour une durée de deux mois sans aucun contact !!! en 66 , un bébé était encore considéré comme un tube digestif malheureusement . Bref , tout allait bien par la suite , puisque j'ai rencontré ma femme à 19 ans et tant qu'elle était à mes cotés , pas trop de problème , jusqu'a ce que je fasse une dépression suite à ce que je la trompe bêtement lors d'une soirée arrosé , elle m'a pardonné , comme souvent malgré que j 'ai tendance à être un aspirateur affectif , un vrai vampire à bisous et autres signes d'amour . et j'ai re basculé du coté obscur il y a 4 ans , d'abors parce que j'ai perdu mon père , puis j'ai eu un grave accident de moto qui m'a forcé à rester en fauteuil roulant 6 mois , et encore 6 mois de béquilles . Donc , à mes yeux , j'ai completement perdu confiance en moi , me dénigrant tout le temps , "je suis un boulet ou encore une planche pourrie" le cas classique ! En gros , je sais bien ce que j'ai , et ce que je dois travailler . Mais voilà ou je veux en venir , j'aimerai savoir si quelques un des abandonniques qui vont me lire , ont cette même difficulté quotidienne , cette question qui me hante tout les jours , qui me fait avoir des idées noires , car je n'arrive pas à trouver la réponse . C'est à propos de ma femme , je suis capable de me retourner le cerveau 1000 fois par jour en me demandant si je l'aime encore , je peux changer d'avis simultanement toute les deux secondes , soit elle est la femme de ma vie , la meilleure chose que je n'aurai jamais et deux secondes plus tard , n'être plus rien , nulle , moche etc etc
Le pire est que je suis tout le temps attiré vers elle , que j'ai un mal de chien à ne pas la voir 3 jours , que l'on continue d'ailleurs de se voir , même de faire l'amour , et malgré ça , j'ai tout le temps des images négatives à son égard , parfois même justement quand on fait l'amour , d'un coté je ressens un bien être à la toucher , à être contre elle et pourtant , j'ai encore des images négatives . C'est usant , je suis parfois exténué à lutter contre mes pensés . Ce qui est sur , c'est que je suis souvent dans la peur (quasiment tout le temps) , je passe par les trois émotions primaires sans arrêt , je commence par la peur , puis si elle ne me contacte pas ou me snobbe , ou même ne réponds pas immédiatement à un sms , ou ne veut pas me voir , je passe en mode tristesse puis automatiquement en mode colère , je lui en veux à mort .
Depuis un mois je vois un psy avec qui je viens de faire une scéance d 'EMDR , est ce que ça a marché pour l'un de vous ?
Merci
Gilles
Dunkerque
15/02/13 REPONSE A GILLES,
15/02/13
REPONSE A GILLES, DUNKERQUE//EMDR
Oui EMDR ça marche. Je suis en thérapie pscyho-organqique depuis quelques années, et je confirme.
Cela m'a aidé de mettre à bonne distance diverses traumatismes, fixation de certaines pensées négatives.
Un peu comme une façon de de-cristaliser des choses figées qui me restaient et m'empechaient d'avancer
dans la vie.
De se mettre dans son "lieu sur", de faire le scanner corporel, m'a apporté un mieux-etre incroyable.
Voilà, je pourrai en parler plus longtemps.
Courage, l'analyse toute comme une thérapie fait emmerger des choses très profondes en nous, mais
pleine de choses positives aussi.
C'est tout de meme un beau voyage, qui nous ouvre à la vie.
Voila.
BYE BYE Ann-Mag, Région Centre (58 ans)
++
Bonjour, et bien tout d'abord
Bonjour,
et bien tout d'abord ça rassure un peu de voir que je ne suis pas seul dans ce cas. Je connais bien les étapes d'amour/haine/dégoût que tu connais, je vis exactement les mêmes. Après une relation complexe ça y est elle est partie et tout comme toi, j'en crève de plus la voir et je la déteste d'être partie....bref compliqué ! je vais aller voir un psy mais quel type de psy faut il aller voir ? psychologue ? psychiatre ? y'a t'il des spécialistes de ce syndrôme ?
Oui ça fait beaucou de question...
Merci
Bonjour à tous ,bouleversé
Bonjour à tous ,bouleversé par tout ses témoignages m'est aussi liberé ,affranchi .Je pensai etre en pleine crise de milieu de vie mais pas que je suis abandonnique ,j'en est eu toujours eu conscience mais je "vivais " avec essayant de me raisonner moi même lors de mes crises .j'ai identifié depuis longtemps d'ou me venait ce sentiment mais sans vouloir le resolvé .
Mais je me trouve aujour d'hui en plein doute à ne plus savoir ce qui est le mieux pour moi .Mon problème se situe dans mon couple .Je suis en marié depuis bien tot 13 ans aprés avoir quitter un premier epoux totalement a mes yeux irresponsables qui ne me rassurer pas du tout .C'est donc naturelement que je suis tonber amoureuse d'un homme plus agé ,rassurant (image paternalisme dont j'avais besoin ).nous avons eu trés vite un enfant ,nous nous sommes marié ,j'etais comblé .puis il y a eu un premier "inccident " lors d'une banale dispute ou je m'en remettais à lui pour m'aider à resoudre un problème financier et au moment ou j'attendais un soutien de sa part il m'accula la responsabilitée de la mauvaise gestion de la bourse familiale .Une colère monta en moi comme à chaque fois que je ressens une injustice ce sentiment d'abandon ,lui me frappa .Me laissant completement sonné .J'ai pardonné et nous avons continué mais j'etais brisé ,mon idéal tombé de son piedestal .Puis s'en sont suivi des années ou il travaillé beaucoup beaucoup trop ,je lui verbalisé ,mais il ne comprenait pas .au bout de 7 ans ,j'ai craqué et etait prete à le quiter ne supportant plus d'etre abandonner mais je suis tonber enceinte .Bb pas prévu mais auquel je me suis raccroché ,une opportuné pour un nouveau départ mais comme j'avais tort ,j'ai toujours su q'un enfant ne résolvais rien et moi je m'en persuadais .On est pas trés objective quand il s'agit de nous même .Il a changé de travail suite a un licenciement avec des horaires qui lui permettent d'etre plus souvent présent mais il apris en charge sa mère chez laquelle il y passait beaucoup de temps à mon goût encore ce pénible sentiment d'abandon qui me colle à la peau .Une fois de plus je lui en fait le reproche ,lui se braque ,m'accuse d'egoisme .Et ma fameuse agressivitée monte ,je lui dit de partir pour eviter une crise de ma part voulant epargné les enfants .Il est parti pendant 4 jours nous laissant sans nouvelles ni moyen de le joindre ,les gendarmes l'on finalement retrouvé ,je ne l'est jamais considéré comme une victime bien au contraire et pourtant ...
Voilà à present ou j'en suis incapable cette fois çi d'allez de l'avant n'ayant plus confiance en lui .Ne sachant plus ou mon bonheur se situe .Et avec une terrible trouille qui me tord le ventre .
Fanny
Cause paternel Bonjours je
Cause paternel
Bonjours je m'apelle meghann j'ai 20 ans.
Je pense avoir ce probléme d'abandon a mon tour, seulement le probléme et paternel et non maternel.
Quand j'avais 3/4 ans ma mere a du me laisser a garder cher une voisine tout les jours, sa c'est passer du jour au lendemain, mon pere a fait deux infarctus, alors elle qui ne m'avais jamais vraiment laisser, a du me laisser cher cette dame ( moi personelment je n'est pas de souvenir de cette epoque)
A cette age l'enfant ce construit, et a besoin d'étre protégé, entouré... ce n'as donc pas étais mon cas
Par la suite j'ai grandi, avec papa et maman, et mes deux autre soeur.
Mon pere ne ma jamais dit je t'aime, jamais prise dans c'est bras, jamais un mot gentil. toujours des repproches, des façons de me parler desagréable, enfin de parler de gueuler plutot.
Une egalité enorme dans la maison, exemple: j'ai 6/7 ans. Il boie a la bouteil, moi sa fille je fait du coup comme lui, il dit rien, le lendemain je recommence, je me fait engueuler correctement (j'ai plus le droit) une heure apres lui le fait. (une envie enorme de l'engueler, car meme petite le caractére étais déja la.) Maintenant j'ai 20 ans, et c'est toujours pareil. Un jour c'est oui, le lendemain c'est non, apres c'est oui, puis hop non, 2 heure apres c'est repartie c'est oui. Comment un enfant peut avoir des bases correct quand rien n'est carré?!
J'ai grandi avec une frustration enorme... et une haine qui a grandi, grandi, et grandi
a l'heure actuel Je suis dépressive, Je pense reguliérement au suicide...
Je ne c'est pas si j'ai envie de l'amour de mon pére ou non... Mes relation amoureuse son horrible... une possésivité enorme, une jalousie maladive, un besoin irationel d'etre rassuré. des éxé de violance, des saute d'humeur... Un grand grand vide en moi
J'ai aussi eu des relations amoureuse qui ne mon pas aider dans ma vie, a 15 ans j'ai eu quelqu'un, qui a reussi a me conveincre que je n'avais que la beauté... que j'étais idiote. Cette homme a étais violant, menteur, volage.
J'ai besoin d'aide... Je puise sur mes derniére force pour tenir le coup...
Bonjour, Je découvre votre
Bonjour,
Je découvre votre témoignage, et je m'aperçois également que je se suis également dans ce cas de figure: abandoniqueje voulais simplement vous donner un peu de force et vous dire, bon courage, il faut que l'on guérisse et que l'on accepte en incluant le pardon à nos parents, qui ne savent pas ce que réprésente l'amour, parce qu'ils n'ont pas reçus d'amour non plus !comment donner ce que l'on n'a pas eu!
BON COURAGE
MARIE-CLAUDE
Salut meghann, je ne suis pas
Salut meghann, je ne suis pas exactement dans le même cas que toi mais j'ai craqué depuis quelque mois je pense souvent (pour ne pas dire tous les jours) au suicide... Moi j'ai réellement été abandonné par 'mon géniteur' avant même de naître et élevée par ma mère jusqu'à 5 ans 5 ans et demi et c'est là que mon beau père rentre dans l'histoire......j'ai 22 ansje vis malheureusement toujours avec ma mère son marie (beurk) et mon frère; depuis plusieurs années petit a petit je me suis renfermée sur moi même,éloignée des gens des potes de la famille à cause d'un déménagement a plusieurs kilomètre de mon ancien village et pour ne rien arranger des longues périodes de chomage rien pour se redonner confiance et se sentir un peu utile.Bref, plus pleins de petites choses accumulées qui ont fait que j'ai pété un plomb,depuis décembre je vais chez une psychanalyste et me sentir écouté et comprise m'aide un peu c'est trop récent pour dire que tout est arrangé mais je pense que c'est un début et que cela pourrait t'être utile aussi parce que c'est quelqu'un de neutre et qui à un regarde éxtérieur.
Bonjour, Bon voila, la femme
Bonjour,
Bon voila, la femme de ma vie vient de me quitter. elle ne supportait plus que je lui fasse la misère à chaque fois que l'on était de sortie. je vient de comrendre à la lecture de ces articles que je suis abandonnique. Etant le 1er de la fraterie, j'ai eu la chance d'être choyé et aimé par mes parents, mes tantes et mes grands parents, puis plus rien à partir de 3 ans1/2, à la naissance de ma 1iere soeur quand mes parents et proches se sont tournés vers ce bébé qui venait de naitre. j'ai exactement tout les symptomes décrits plus haut, prétant des véléités d'abandon à la femme que j'aime, mettant en doute ses sentiments à la lueur de ces actes, désirant tout faire avec elle et surtout être le centre de son monde. je suis souvent triste lunatique et anxieux. je ne supporte pas les frustrations. quand elle accorde de l'attention à quelqu'un d'autre en société, c'est insupportable pour moi et je le lui reproche avec agressivité. elle m'a donc quitté avant Noel.
je veux absolument sortir de cet état!! s'il vous plait, aidez moi
Un psy, On a tous un sujet
Un psy, On a tous un sujet senssible, qui nous fait monter les larme au yeux, qui nous mais dans un eta horrible.
Si toi aussi sa t'arrive, parle a une psy de ce sujet senssible, il a peut'étre rapport a cette abandon
Explique a ta femme cette abandonnique que tu est: fait lui lire l'article. et promet lui que tu ira te faire soignié peut'étre que tu aura une segonde chance
Se soigner, Très mal dans ma
Se soigner,
Très mal dans ma peau, je fais la démarche de consulter un psychiatre à 20 ans.
C'est lui qui a fait le diagnostic et après quelques années de travail intense, je
vais bien. Si c'est parfois difficile à vivre pour l'entourage, celui-ci peut néanmoins
soutenir l'abandonnique et rester positif ce qui améliore nettement les symptômes
et permet à celui-ci d'avancer. On ne choisit pas de l'être et si les proches peuvent
partir, nous devons faire face, souvent seuls.
Bonjour Pouvez-vous m'en dire
Bonjour
Pouvez-vous m'en dire plus sur ce travail que vous avez réalisé? Avez-vous des conseils pour s'en sortir?
Merci d'avance pour cette aide précieuse
BONJOUR, je vie au
BONJOUR,
je vie au quotidient avec une enfant abandonique. Même avec la meilleur volonté, c'est extrèmement difficile à vivre. Elle a neuf ans et elle s'évertue à tout détruire autour d'elle. elle nie complètement ce trouble du comportement.
Dans ce recit finalement c'est quoi la solution ?
Bonjour,je viens de
Bonjour,
je viens de comprendre à la lecture de ce texte que je suis un abandonnique et que c'est ce qui pollue ma vie depuis des années et a entrainé de nombreuses ruptures de ma part pour ne pas être abandonné. Aujourd'hui, j'ai rencontré la femme de ma vie mais elle va me quitter car elle est rès indépendante et je lui mène une vie infernale, ne supportant pas qu'elle puisse me laisser seul pour prendre du plaisir avec des amis (soirée, ciné, vacances...).
j'ai exactement les symptômes décrits plus haut; l'abandon est pour moi insupportable, je cherche à blesser ma compagne quand elle m'abandonne, à la faire culpabiliser...
Elle a compris ma névrose et ne le supportera pas longtemps car elle a déja vécu avec un homme très possessif qui lui a pourri la vie...
Bonjour J'ai 38 ans , et je
Bonjour
J'ai 38 ans , et je suis en couple avec une femme abandonnique depuis 5 ans. Les 4 premières années ont toujours été tumultueuses avec un grand nombre de séparations dues à ses comportements. Je ne vais pas les détailler, c'est exactement ce qui est décrit dans cet article. Nous avions nos appartements respectifs, donc c'était facile de "claquer la porte", mais le souci c'est que je l'aime, qu'elle m'aime, et que nous arrivions toujours à retomber dans les bras l'un de l'autre. En 2010 il y a eu une longue séparation, de 7 mois, où je n'ai pas réussi à l'oublier, et nous nous sommes revus. Après quelques mois où ça se passait "pas trop mal", nous avons décidé de retenter le coup et avons emmenager ensemble en maison en janvier 2012. Depuis c'est les montagnes russes, avec des périodes calmes et des périodes de crises. Et puis la semaine dernière il y a eu la crise de trop. Là dans ma tête quelquechose s'est cassé. Je n'en peux plus, je suis usé, épuisé, je n'ai plus de force. Après 1 semaine sans image ni son de ma part je lui ai parlé, calmement, en lui faisant part de ce que je ressentais et qu'il était hors de question de continuer ainsi : soit elle se prend en main et elle suit une vraie thérapie pour abandonnique (pas juste dire coucou à son psy 1 fois par mois depuis 10 ans), ou alors on se sépare, car là c'est mon propre équilibre mental qui va en prendre un coup. Le soir même elle a tenté de se suicider aux medocs + alocool.
Le souci avec elle, c'est qu'elle est persuadée que je suis le coupable, que ce sont mes comportements qui sont anormaux, et qui la rendent comme ça. J'ai beau essayer de lui ouvrir les yeux, je n'arrive pas à lui faire comprendre que ce sont ses "peurs" liées au rejet par sa mère à l'adolescence qui lui font interpréter mal les choses et avoir une réalité déformée.
Enfin bref, rien qu'en parler ici, l'écrire, ça m'épuise. Je crois que je pourrai pondre un roman.
Là je lui ai laissé 15 jours pour essayer de réaliser (avec l'aide de son psy) et de comprendre qu'elle souffre d'un trouble abandonnique qui fout le bordel dans ses relations (amicales, sentimentales) et pour se prendre en main pour apprendre à les gérer. Je l'aime et je suis prêt à l'aider, mais il avant cela qu'elle s'aide soi-même.
Bonjour, J'aurais pu écrire
Bonjour,
J'aurais pu écrire les mêmes phrases que vous! 5 ans de relations, de multiples ruptures, dont une de 6/7 mois également en 2010, des reproches car je faisais tout passer avant elle: le sport, le travail, les copains, et les filles. À l'entendre j'étais un gros sal... Qui avait des relations avec d'autres filles! Elle me blessait énormement!
J'ai tout fait pour la comprendre: discussion, remises en question, promesses... J'appréhendais souvent nos appels téléphoniques et nos temps ensembles car j'avais toujours droit à des interrogatoires!! Je m'y faisais mais j'essayais quand même de lui dire ce que je pensais. J'anticipais souvent les conversations téléphoniques pour qu'elles ne durent pas des heures et qu'elles ne dérivent pas sur des sujets à embrouilles! Malgré tout, chaque semaine il y avait des clash téléphoniques suivis de ruptures de contacts pendant plusieurs jours... Évidemment c'était toujours de ma faute!
Heureusement, elle faisait ses études à 250km de moi. Donc on ne se voyait pas tous les jours. Elle se plaignait constamment car je n'allais pas suffisamment la voir et quand j'y allais toutes les semaines, elle me disait que ça fait cher en déplacement. Je me rends compte qu'on était toujours dans des paradoxes, des contradictions, des soupçons, des mensonges...
Je l'aimais tellement!!! Elle me rejoignait sur mes valeurs, mes projets, mes rêves... En fait, systématiquement, ses 1ères réactions étaient négatives puis elles revenaient toujours d'elle-même pour me dire qu'elle avait bien réfléchi et qu'elle allait dans mon sens. Elle finissait même par me promettre plus que mes rêves. J'étais aux anges dans ces moments, je me disais qu'elle était impulsive mais qu'elle savait se remettre en question. Ça donne de l'espoir.
J'acceptais des choses hallucinantes, violentes! En public, elle etait lisse, sociable, discrète... Elle était une autre personne en privée! Elle semblait consciente de son mal-être puisqu'elle avait suivi une thérapie et elle me faisait plein de promesses de changement. Mais rapidement, elle retournait la faute contre moi... Elle me disait souvent que d'autres personnes avaient le même avis qu'elle et elle nous comparait avec d'autres couples. Elle arrivait à me faire culpabiliser!
Malgré toutes mes preuves d'amours, mes attentions, mes cadeaux etc, ce n'était jamais assez! Elle disait que je ne la voyais jamais les mains vides, j'avais toujours des choses à lui offrir. J'ai fini par la demander en mariage (elle m'en parlais régulièrement, et concrètement, ainsi que des enfants, bien qu'elle aie pu me dire que je m'occuperais plus des enfants et pas assez d'elle) pour lui montrer qu'elle seule comptait pour moi et que je voulais faire ma vie avec elle! Elle était sur un nuage, heureuse comme jamais! Pendant un mois nous faisions tout ensemble, je lui donnais beaucoup d'amour, d'affection et d'attention. Elle parlait de nous partout... C'était magnifique!
Au moment de repartir pour sa dernière ligne droite d'étude, elle m'a refait une scène de jalousie, une crise d'angoisse. Je lui disais toujours qu'elle était injuste avec moi! Elle avait peur que j'aille voir ailleurs.
4 mois après la demande en mariage, elle m'annonce que c'est finit! Elle a trop de pression, elle doute, mais au fond, elle sais que je suis le père de ses enfants! Par contre je ne dois pas me priver de vivre pour l'attendre! 2 mois après j'apprends qu'elle est avec un autre gars! Elle me ment en me disant qu'elle a fait sa connaissance après notre rupture. Mais quand je creuse, je découvre qu'elle est en photo avec lui depuis plusieurs mois... Elle nie, puis admet ses mensonges! Elle me fait tout ce quelle a toujours eu peur que je lui fasse, je crois que c'est ce qu'on appelle l'identification projective!
Bref, la période qui a suivi la rupture m'a rendu fou. Il y avait tellement de contradictions, de non-dits, de mensonges alors qu'on lui donnerait le bon Dieu sans confession! Elle me disait qu'elle me respectait, qu'elle me mettait sur un pied d'estal, qu'elle m'admirait etc mais elle ne me disait pas qu'elle avait une autre relation! En même temps, elle racontait aux gens que j'avais des relations pas claires avec des femmes!!
C'était le coup de grâce! Elle passe pour la victime et légitime sa relation soudaine!
Comme elle disait, j'étais son ange, sa moitié, sa vie, elle "avait tant besoin de moi"... (elle a fait les mêmes études que moi, alors oui, je pouvais lui être utile). En quelques semaines, je ne suis plus rien mais pire, un autre prend ma place. Je me demande comment les sentiments peuvent-ils être aussi changeants? C'est troublant
Bref, si je vous raconte tout ça, c'est pour vous mettre en garde. Pensez à vous préserver et gardez à l'esprit qu'elle peut aller voir ailleurs quand vous ne vous y attendrez pas! Vous l'aimez alors je ne peux vous conseiller de la quitter, il se peut que votre relation s'améliore avec une thérapie et quelle se stabilise. Mais n'oubliez pas que vous êtes son compagnon et non son psy! Vous êtes engagé dans une relation affective et non thérapeutique.
Méfiez vous aussi car à la longue, ses actes et son langage paradoxaux et contradictoires vous amèneront à douter de vous-même, puis à perdre confiance en vous, et même influer sur votre psychisme.
Une personne abandonnique a un fonctionnement et une structure psychique très complexe! Entre la névrose et la psychose. Cela peut avoir des conséquences importante sur l'autre.
J'y ai perdu des plumes, beaucoup! J'ai mis du temps à comprendre, notamment grâce à l'aide d'un psy. Aujourd'hui je revois plein de scènes de notre histoire sous un autre angle. C'est souvent douloureux!
Maintenant j'essaie surtout de comprendre pourquoi j'ai accepté de rester dans un telle relation malgré toutes les difficultés et la souffrance.
Quant à vous je vous conseillerais un thérapie de couple. Vous permettrez peut être au thérapeute de de mieux cerner la personnalité de votre amie.
Abandon?? pas
Abandon?? pas obliger.
regarde des article de jalousie maladive: Etre enormement jaloux et possésif, relate souvent d'un desir inconssient de tromper l'autre!
Soi dit en passent: certain psycologue peuve monter son patien contre l'objet (toi ). C'est ce qui mes arriver, et finalement sa a tuer ma relation qui battais deja de l'aile.
Moi personélement j'ais et je suis peut'etre encore comme ton exe: a la différence que: J'ai toujours étais fidel: et que mise a apart c'est probléme d'ordre mental, on ne pouvais Absolument rien me repprocher :)
faut pas toute nous mettre dans le meme pagnier lol
Bon courage pour remonté la pente, je c'est que c'est dure de ce rendre compte que l'on ce trompe sur les gens...
ps: désoler pour les faute d'orthographe.
Souvent on croit avoir
Souvent on croit avoir affaire a un abandonnique mais cela peut etre pire : ce peut etre un pervers narcissique. manipulation, double discours, double visage, rendre son conjoint fou en lui faisant perdre pied avec la realité, tel est le bel apanage de ces dangers psychiques.
Je vous invite donc a googler "pervers narcissique" pour constater si la personne que vous avez connu ne se situe pas plutot de ce coté la de la barriere.
Bonjour, Je suis diagnostisée
Bonjour,
Je suis diagnostisée abandonnique et cela n'est pas facile à vivre. Je viens de commencer un traitement qui fonctionne bien ce sont les fleurs de bach, je vous le conseille vivement cela me permet de vivre avec mes souffrances.
Nous ne sommes pas responsables de ce que l'on a vécu. V
Bonjour,Je voulais savoir
Bonjour,Je voulais savoir comment on pouvait se faire diagnostiquer abandonnique. Franchement cela m'aiderai vraiment de le savoir. Je n'étais pas désirée et suis née malgré tout et ce sentiment ma mère me l'a transmis. Ayant eu 3 filles avant moi, mon père espérait enfin un garçon et hop; pas de bol; ma mère en a bcp bavé déjà pendant la grossesse se faisant traiter de (putain) par ma grand-mère paternelle laquelle vivait dans la même maison. Je n'étais pas une enfant facile peut-être; timide, obèse, et se faisant battre par sa propre mère et rabaisser, je ne comprenais pas ce que je faisais là. Je vais bientôt avoir 40 ans et vis avec une dépression à peu près tous les 2 ans et plus récemment cela se produit de plus en plus tous les ans en général à la fin de l'hiver et peut durer jusqu'à 4 à 5 mois jusqu'à ce que je ressente des améliorations. En ce moment je suis de nouveau en plein dedans et pourtant par rapport à bcp de personnes que je connais ou côtoie ( je suis assistante de vie aux familles depuis 3 ans); je devrais justement ne pas me trouver dans cette situation à chaque fois. Je suis mariée depuis 13 ans avec un homme respectueux et nous avons une fille de 7 ans1/2. J'ai bien pris conscience qu'en me mariant à un militaire de carrière ce ne serait pas facile et d'élever pratiquement seule notre fille, ne le serait pas non plus, malgré mes dépressions qui avaient commencé pour la 1ère fois à mes 15 ans, et malgré mes antidépresseurs, calmants et antiépileptiques thymorégulateurs que je prend régulièrement depuis à peu près 15 ans, mes phases dépressives continuent. J'ai déjà été hospitalisée en psychiatrie pendant 7 mois; ma fille n'avait que 2 ans et vivait chez mes parents, mon mari avait faillit divorcer; se sentant inutile et lui-même abandonné, j'ai tjrs réussi à me remettre mais la souffrance morale dans laquelle je vis, m'épuise et je culpabilise en même temps de ne pas pouvoir sortir de ce calvaire une fois pour toute, pour ma fille, mon mari et Dieu sait combien je les aime, je prie tjrs encore pour que cela s'arrête un jour. Qui dois-je voir comme spécialiste, si quelqu'un avait la réponse je lui en serait reconnaissante. Merci d'avance
Je vies en ce moment même
Je vies en ce moment même tous ces sympthomes!
Ma compagne (futur ex compagne) a supporter mon comportement durant 6 ans et aujourd'hui elle n'en peux plus et n'a plus d'amour à me donner.
J'ai 31 ans et je suis papa d'une petite fille de 18 mois et je me rend compte aujourd'hui même que je souffre d'abandonnisme et je verse toute les larmes de mon corps. Je pensai vivre un bonheur parfait dans mon petit monde car ma compagne a pris beaucoup sur elle et a crus jusqu'au bout que je pourrai la combler d'un amour normal, mais ca n'a pas été le cas!
Je suis jaloux, impulsif, colérique et même parfois violent (je tape pas ma compagne mais des murs ou autre chose qui me passe sous la main)!il faut en permanance qu'elle me rassure, qu'elle me dise que je suis le seul homme de sa vie, qu'elle m'aimera toujours,elle n'a pas le droit d'etre fatigué si je lui demande un peu de sexe sinon je boude comme un gamin ou alors je lui dis qu'elle a quelqu'un d'autre et cherche à la blesser par des mots très dur! elle est éducateur spécialisé et a des horraires compliqué par exemple 7h - 17h ou 13h - 21h30. quand elle travaille la journée tout se passe bien sauf si elle ne repond pas à mes textos incéssant ce qui n'est pas évident sur un lieu de travail mais je m'en moque car je lui dis que si elle veux elle peux !! Le pire c'est quand elle fini à 21h30 elle a à peut près 30 min de trajet et si elle n'arrive pas à 22h pile poil c'est la scene! Je peux lui prendre la tête sur des faits qui ce sont passé il y a des années et d'ont on a parler des milliers de fois même si elle me reppete la même chose j'ai l'impression qu'elle m'en dira plus la prochaine fois alors j'insiste encore,encore et encore et cela pour beaucoup de choses! j'ai l'impression qu'elle ne me comprend jamais et qu'elle m'aime moin que je l'aime alors que je ne supporterai pas le quart de ce que je lui fait vivre! quand on se dispute et que tous s'arrange dans mon sens ca va mais a l'inverse je cherche toujours tout les tords que je peux lui donner même si ça date de plusieurs mois (aujourd'hui j'ai fais ça, mais tu te souviens toi il y a 2 ans ce que tu a fais?) enfin vous voyez le genre! Je passe les détails mais je vous assures qu'elle a beaucoup subit par ma faute !
Il y a quelque jours une fois de plus je lui ai pris la tête à propos de sont travaille et cette fois si ça a exploser, elle n'en peux plus de moi et veux partir! elle ne m'aime plus et je la comprend mais je veux à tous pris lui donner tord! Je perd la femme de ma vie et la vie de famille d'ont je reve depuis toujours et elle me dis que je souffre d'abandonnisme!! Mais de quoi parle t'elle, elle est folle, sont job d'éduc spé lui monte au cerveau, c'est de sa faute à elle et pas la miene car moi j'aurai tennu le coup à sa place et je l'aimerai toujours quoi qu'il arrive !! et le soir même je m'excuse et lui demande de revenir sur sa décision comme d'habitude en lui promettant que ça ne se reproduira jamais mais cette fois ci c'est fini et on va se séparer!! je suis anéanti une heure et tout et de sa faute ensuite et vise versa! Mais aujourd'hui je me dis pourquoi ne pas regarder un peu de quoi elle me parle. Et la, le choc quand je tombe sur ce site les larmes ne cesse de tomber et je m'appercois de tous ce qu'elle a enduré par amour pour moi et surtout que je vais la perdre définitivement! Je suis perdu sans elle mais je ne veux plus lui faire de mal et me soigner pour peut etre un jour pouvoir la reconquerir si il n'est pas trop tard ou alors refaire ma vie sans faire souffrir personne! Je vois un psychiatre jeudi et j'espère pouvoir guerrir de cette horreur qui est en moi car je vous assure que s'appercevoir qu'on viens de gacher un amour et une vie de famille à cause d'un traumatisme qui date de l'enfance ça fais très mal ! Je suis vraiment en colère contre moi même pour une fois et pas contre les autres car je sais que tout erst de ma faute! je suis en colère et vraiment triste
Je ne vais pas dire tant
Je ne vais pas dire tant mieux pour elle mais "il est temps de vous en rencre compte à 31 ans"!
Les abandonniques (borderline light) gachent leur vie et aussi la vie des autres. Vous êtes malades, assumez et soignez vous. S'il y a quelque chose à détester, c'est la maladie. C'est un long travail. Comme si vous deviez changer de logiciel. Mais avec un bon thérapeute, c'est possible.
Mon ex, complètement abandonnique est partie à quelques mois de notre mariage, du jour au lendemain et tout était de ma faute. J'ai compris avec un gros travail mais j'imagine qu'elle navigue toujours entre des amourettes sans aucun sens et les crises d'angoisse. Aujourd'hui j'ai tiré un trait après 1 an de douleur et de tristesse.
Bon courage à tous les abandonniques qui ont le courage de se prendre en charge et pour les autres, surtout laissez nous tranquille et ne venez pas gâcher nos vies.
Je vous trouve dur Anonymous
Je vous trouve dur Anonymous ! J'ai 35 ans et j'ignorais pourquoi je me comportais ainsi jusqu'à ce qu'une âme bienveillante m'en parle.Quant à votre première phrase "je ne vais pas dire tant mieux pour elle", c'est limite insultant pour l'abandonnique et d'aucun soutien.
Aucun psy ni thérapeute ne m'en avait parlé, et pourtant, ma mère est psychologue. Et pourtant, je sentais que qqchose clochait, mais sans savoir ce que j'avais. Si j'avais su plus tôt, j'aurais agi autrement et j'aurais su.Mais comme tous les domaines, les choses progressent vite et la science infuse n'existent pas.
Quant à votre dernière phrase : "ne venez pas gâcher nos vies". A vous lire, on dirait qu'on fait exprès d'agir ainsi et que c'est sciemment qu'on choisit une personne et qu'on la manipule.
Vous avez eu la vie gâchée et j'en suis sincèrement navrée, moi aussi ma vie est pourrie à cause de ce pb et celui que j'aime le plus au monde, l'homme de ma vie, je l'ai perdu pour toujours voilà peu, parce qu'une fois de plus, je suis partie.
Seulement, les thérapies, hormis la violence physique, c'est bien beau mais parfois ça ne suffit pas.Du moins pour moi.
quant à être malade : il ne s'agit pas de psychiatrie mais bien de psychologie, aussi douloureux et horrible que ce soit. Donc nous traitez de malades n'aident guère et ne nous sert à rien, au contraire.
je ressens en vous lisant une colère envers les abandonniques. A vous aussi de ne pas trouver une personne abandonnique : dans un couple, on se choisit (consciemment ou inconsciemment) à 2. Donc si vous avez été attiré par cette femme, c'est peut être que....autant qu'elle attirée par vous pour d'autres raisons. L'inconscient est bcp plsu fort qu'on ne le pense.
Donc un peu de douceur et de respect, mm si vous en avez manqué.
Cordialement,
Je vous réponds. Ca
Je vous réponds. Ca m'intéresse de consulter les messages de ce site. Cela fait plus d'un an en effet que mon ex fiancée m'a quitté du jour au lendemain me clivant totalement à qques mois de notre mariage. J'ai galéré longtemps même si très rapidement je me suis trouvé une autre compagne avec qui je suis toujours. Mon ex me manque parce qu'une relation avec une abandonnique (borderline light) est très intense et excitante. La vie est trépidante. Je me suis rendu compte que j'avais été blessé mortellement et mon revirement à l'égard de mon ex fut, après une période d'intense culpabilité et de remise en cause, extrèmement violente (à l'écrit bien évidemment). C'est une de mes amies qui m'a mis sur le chemin de l'abandon. J'ai eu des échanges avec des psy sur le sujet. Malgré le temps la blessure était toujours présente comme une grosse épine dans le pied, et cela m'empéchait de vivre. J'ai enfin décidé de consulter. J'ai choisi une psy spécialisée dans ce type de trouble. Cela fait plus de 6 mois que je soigne cette plaie ouverte. Et oui vous avez raison, j'avais moi aussi quelque chose à régler. J'ai été hospitalisé 2 mois à l'âge de 6 mois sans aucun contact possible avec ma mère, d'autres épisodes d'abandon par la suite ont réveillé ces plaies. Je ne suis pas abandonnique mais je traite probablement des problèmes liés à la codépendance. Je me soigne et cela va de mieux en mieux et je dois dire que je me sens revivre.
Est ce que les abandonniques sont malades? oui il faut le dire. Si on n'assume pas sa maladie on ne la soigne pas. On peut faire l'autruche ou recommencer comme à chaque fois la même histoire et se dire que les choses vont changer. Mais ça n'est jamais le cas. On ne change pas comme ça. Les abandonniques sont dans un tel déni qu'il leur est extrèmement difficile de reconnaitre leur trouble et encore plus de se soigner tant il est douloureux de se retourner sur son passé. Quoi de plus normal?
Je ne sais pas si cela a eu un impact mais quelques mois plus tard, j'ai écrit un long message à mon ex pour lui dire avec compassion qu'il y avait probablement de quoi s'interroger sur un possible trouble, que cela valait le coup de vérifier et qu'elle n'y perdrait rien. Je lui ai écrit que malgré tout elle resterait dans mon coeur, qu'elle avait un gros travail sur elle à entreprendre et que cela était possible au moins de vivre mieux. Je l'ai guidée sur des sites.
C'est vrai qu'elle me manque toujours. Nous étions extrèmement bien assortis sur tous les points. Mais je sais que de mon côté plus rien n'est possible. Elle m'a fait trop mal et m'a trop humilié. C'est la vie. En revanche je considère qu'elle me doit sa prise en charge. Et j'espère qu'elle sera heureuse un jour.
Les psychologues ne sont pas bien formés sur le sujet. L'abandon fait pourtant des ravages. Je vous recommande de lire le bulletin d'une psy, tapez "pourquoi l'abandonnisme" sur un moteur de recherche et vous tomberez dessus. Si vous parlez anglais tapez borderline waif, tout le monde n'est pas aussi compatissant avec les abandonniques. Il faut une grosse personnalité et beaucoup de force pour s'en sortir.
Courage! Ton témoignage m'a
Courage! Ton témoignage m'a touche. Moi, je viens d'être quitte par mon abandonnique car il oscille entre la dépendance affective et la phobie de l'engagement. C'est la 2ème fois qu'il me quitte (avant nos fiançailles, et la avant notre mariage). Je le retrouve dans vous, mais lui ne veut pas se renseigner malgré que j'ai identifié a l'aide de notre thérapeute de couple son souci. Il ne veut plus me parler.
Jespere que vous allez suivre cette thérapie vraiment
Sa ne va pas être facile mais tenez bon.
Je suis aussi une abandonnique, de faible degré par rapport a mon ex fiancé, mais j'ai réussi a me soigner, en espérant ne pas retomber dans mon syndrome car être abandonne a 3 mois de mon mariage, risque de me laisser de graves séquelles sur un terrain favorable
bonjour, je suis un homme de
bonjour,
je suis un homme de 39 ans et je vis avec une abandonnique car je viens de le comprendre...
je pensais quelle etais pervers narcissique car les symptomes de la victime ou les agression sont simulaires
je suis ravis quelque part de le decouvrir... en meme temps nous venons de nous quitter
c'est tres destabillisant j'ai beaucoup pleuré, je recommance a m'allimenter et m'inquiette bcps pour elle car ne repond pas au telephone ni aux mails ect
je n'etais pas armé donc j'etais sans fillet j'ai vraiment tout fais et elle consulte un psy par telephone
j'ai frollé la depression plus d'une fois
elle est consciente de sa maladie et je pense qu'elle veut me proteger et suis conscient moi meme de sa souffrance...
c'est mon histoire et jai
c'est mon histoire et jai longtemps chercher l'origine de mon agressivité et mes échecs a répétition sur le plan social et affectif.jai été abandonné par ma mère ,mon père et toutes ses femmes qui étaient sensées faire substitue d'image maternelle. jai une enfance traumatisante insécurisante . maltraitée , ignorée, ballotée, séquetrée ,voir meme cachée, le début de la prise de conscience sur mes difficultés a trouver ma place quelque part à débuté lorsque je suis devenue mère a mon tour à 20 ans. jai abandonné ma propre fille a ses 5 ans ou plutot jai fait un appel au secours car je détruisais cette enfant par les mots , par mon agressivité par l'envie de l'abandonné omniprésente ne me sentant jamais à la hauteur, ayant du mal a donner mon amour sans le reprendre parceque c'était injuste de donner sans moi avoir eu l'amour de ma propre mère!
j'en suis toujours au meme point meme si jsuis consciente de ma pathologie je nai pas réussi a soigner mes plaies comme si jattendais encore que ma propre mère vienne me sauver et jai 37 ans . jme demande si jy arriverais un jour! jai deux autres enfants dont la deuxième est à charge de son père elle ne veux plus me voir je lui fais peur. elle a peur de mes réactions imprévisible et violentes verbales qui partent bien souvent sur des petits riens. quand la colère explose rien ne marrète jai besoin d'aller au bout de mon horreur verbale ensuite je suis épuisée et calmée. la culpabilité survient trop tard le mal est fait. c'est réccurent et je suis dans l'incapacité de me controler. et je suis très malheureuse de cette vie ou je ne vis pas et ou je détruis les gens qui pourraient m'aimer mais qui finissent par ne plus me supporter. je suis seule et mon comportement me rend atrocement solitaire. sur le plan amoureux, je doute tellement detre aimer pour ce que je suis que je passe mon temps à provoquer des conflits à demander des preuves perpétuelles à l'autre qui ne me satisfont jamais ni ne me rassure bien au contraire je pète un plomb pour démontrer a l'etre que j'aime qu'il se trompe que je ne suis pas digne de son amour lorsqu'il s'éloigne cela me crée une angoisse terrible! jai le sentiment de ne pas avoir d'issu. et l'autre en face est dans la meme posture , il a finit par me quitter. c'était une relation écrasante pour lui. jme demande s'il y a une réelle solution a ma névrose?
je crois qu'il faut consulté
je crois qu'il faut consulté rapidement , a mon avis si tu es consciente de tout ça c'est que forcement tu peut guerir sinon tu agirais sans etre consciente du desastre ! a mon avis ce n'est pas que etre abandonique ton probleme se situe ailleur dans ton ego et tes graves troubles s du comportement
C'est bien de se rendre
C'est bien de se rendre compte de tout ce poison que vous répandez.
Maintenant, c'est à vous de décider de vous prendre en charge, de trouver un bon thérapeute. La première marche est atteinte. Il en reste encore beaucoup. Vous ne guérirez probablement jamais complètement mais vous trouverez vos alertes. Courage, c'est possible mais il ne faut rien lacher.
Je vous conseille l'hypnose
Je vous conseille l'hypnose
Oui, je me reconnais moi
Oui, je me reconnais moi aussi entièrement dans cet article.
Mais je suis dans l'impossibilité de dire à quoi est dûe cette sensation atroce d'abondon.
J'ai l'impression d'avoir une enfance heureuse en apparence, avec des parents soisantehuitards très instructeurs.Mais quand j'y réfléchis, aucun câlin, dernière fille d'une lignée de 4, mon père non venu à la maternité voir "encore une pisseuses...", un petit frère derrière avec qui je jouais beaucoup mais dont je fus très jalouse un jour de retour de vacances où mon père lui offre un casque de cosmonaute et moi rien, des endormissments très difficiles et envoi au lit par de "gentils" coups de pieds au cul, peur du noir, ma mère venait parfois dormir dans ma chambre, refus d'aller à l'école du CE1 au CM2, j'ai suivi des cours par correspondance, on m'a souvent dit " elle fait son interessante", mais surtout ce dont je me souviens, ce sont des colères et c'est d'avoir pleuré beaucoup sans n'avoir jamais été consolée, surtout le soir où l'on me shootait avec du sirop Méréprine pour qu'enfin je puisse dormir vite, etc..
J'ai rencontré mon mari jeune à 19 ans, trois ans après le décès de mes parents (cancers tous les deux l'un après l'autre), tout allait bien pour moi, je m'étais "assagie" selon les dires de mes soeurs parlant de mon "fameux caractère" à mon futur époux. Celui-ci a comblé ma grande souffrance et mon manque d'affection jusqu'au jour où les choses ont déprapé dans mon couple et que nous avons parlé de divorce. Alors se sont enchaînés dépression avec attaques de panique, hospitalisation, puis maladie rare (RCH). Je suis toujours avec mon mari depuis néamoins, mais tous les 10 ans, il me menace avec cette idée de divorce. Depuis, j'ai peur qu'il me laisse et n'arrive plus à retourner vers lui.
Alors, en grand manque d'affection en permanence, je tente en vain d'en rechercher par la rencontre d'autres hommes, j'en ai rencontré au moins une quarantaine en 10 ans, malgré mon mariage, des hommes de tous horizons, de tous âges, et quand je sens que je ne peux plus continuer avec eux, je préfère les " lâcher" plutôt qu'ils me lâchent, sauf quand ils m'apportent beuacoup. C'est le cas de puis 1 an : à 50 , je viens de rencontrer un ami d'enfance qui m'a délcaré son amour, j'y ai cru et suis tombé dans le panneau, mais ces derniers temps, moins de nouvelles, moins de texto, il devait venir me voir (il est à l'étranger), on arrivait d'habiture à se voir tous les mois mais il vient de m'annoncer que non. Je ne sais quand je le reverrai et je suis mal, très mal...
J'ai donc besoin d'un amour, un très grand amour et qu'on fasse attention à moi, qu'on s'aperçoive que j'existe. Cela a des conséquences aussi dans la vie de tous les jours et les rapports avec les autres : quand quelqu'un m'agresse verbalement ou s'oppose à moi pour une raison qui me parâit injuste, j'explose, alors que d'autres trouverent les moyens calmes pour y répondre.
Et mon quotidien est ainsi, à attendre des attentions, des remarques douces et gentilles, de l'affection que je n'arrive moi même pas à donner, sauf à mes enfants, du moins je l'espère. Je souffre tout le temps, sauf quand je fais du sport pour oublier ce mal être qui me ronge.
A vous lire, la psychanalyse aiderai. Ma psychiatre m'en a parlé mais j'ai refusé, je suis déjà tellement entouré de médecins que je ne peux plus les voir. Pouvez-vous me dire quels sont les apports de la psychanalyse ? Je veux bien essayé pourvu que çà marche et me permettre d'avancer sans cette envie que la nuit ne s'arrête jamais et que le jour ne se lève.
Bonjour à tous. Malgré ma
Bonjour à tous.
Malgré ma flemme d'écrire (que je pense être un manque de courage), je me suis décidé à laisser un commentaire.
Je me présente, je m'appelle Jordan, étudiant et j'ai 20 ans.
D'abord un grand merci à tous vos témoignage qui me réchauffent le coeur en me faisant comprendre que je ne suis pas seul dans ce cas.
Je peux résumer mon parcours par 3 échecs successifs dans les études et une multitude d'échecs amoureux que j'avais mis jusqu'à ce soir sur le compte de la "légéreté" de la jeunesse. Je suis maintenant en couple avec une fille avec qui je me sens bien et je suis heureux de pouvoir le dire, au cas où un jour elle venait à lire ce témoignage.
Je me suis reconnu dans quasiment tous les traits décrits dans l'article et je réalise à quel point je suis bloqué à ce moi idéal, qui m'empêche d'agir et d'entrer dans la vie comme j'aimerais pouvoir le faire depuis la fin de mon bac, avec toujours des excuses momentanées qui permettent de reporter mes projets et mon accomplissement (échecs qui m'ont fait un temps penser que je souffrais d'une névrose d'échec).
Avant de lire cet article je doutais et voulais arrêter ma psychanalyse, maintenant il est certain que j'irais jusqu'au bout, quand je vois que la seule solution est la psychanalyse (ainsi bien evidemment que de se prendre en main dans la vie), comme le décrit si bien l'article approfondi qui m'a beaucoup aidé et que je vous conseille à ce lien : http://abandonnerlabandonetvivreenfin.blog.tdg.ch/tag/n%C3%A9vrose
Je suis déçu et heureux à la fois de n'avoir que vous à qui parler de cela, car j'ai trop honte d'en parler avec mes amis et ma copine (cela leur donnerait une carte trop forte sur la manière dont je fonctionne et je trouve qu'ils n'ont pas forcément besoin de le savoir).
J'ai été plus ou moins abandonné par mon père vers l'âge de 6 ans quand il a divorcé avec ma mère et qu'il n'a plus daigné nous voir qu'une fois par mois car "il allait trop mal" pour se permettre de s'occuper de quelqu'un d'autre que lui. Ma mère nous a éduqué comme une femme qui portait deux rôles sur ses épaules et à un moment je lui en ai voulu d'avoir été aussi froide, impersonnelle avec nous mais aujourd'hui je ne lui en veux presque plus. Je m'en veux d'en avoir tant voulu à ma mère car elle est en réalité quelqu'un de très bien même si elle ne nous a jamais dit je t'aime. Mon père est quant à lui un manipulateur dépressif, qui me fait culpabiliser (sans le savoir je crois) à l'idée que je puisse un jour le dépasser, ce qui m'amène à vouloir rester comme lui un minable qui vit encore chez sa mère. Il me fait aussi culpabiliser quand je ne prends pas soin de lui et cela m'étouffe aujourd'hui. Le pire c'est que je m'en veux de prendre en compte son jugement de moi que je sais névrosé et tronqué, mais je ne peux pas m'en empêcher tant il me fait de la peine et j'ai peur qu'il se suicide. J'ai mal au coeur en écrivant cela car je dois avouer qu'il a des bons côtés (qui m'empêchent de le condamner entièrement et justement de ne mettre la faute que sur lui..) mais c'est la triste vérité et c'est à moi de l'assumer aujourd'hui. Si mon père a échoué je n'ai pas à avoir honte de vouloir réussir et pourtant je ne peux m'empêcher de m'en vouloir de "tuer le père". Mais je dois le faire pour mon bien et je crois qu'il est déjà un peu trop bas pour que mon succès ait une quelconque influence sur lui...
Le plus dur est de s'avouer à soi-même qu'on a tant souffert et qu'on souffre encore alors que "tu n'as aucune raison de souffrir...". C'est déjà un bon pas vers la guérison je trouve. Rien qu'en écrivant j'ai l'impression d'être misérable de me plaindre sur mon sort mais je me bats pour dire ce que je penser profondémment, en dépit de mon regard dépréciateur et méchant sur moi-même.
Je suis dans une autre phase qui m'apparaît comme nouvelle et qui me fait beaucoup souffrir, celle où je me dévalorise explicitement à mes yeux, une phase de dépréciation qui apparemment signale une crise de fin de guérison (comme j'ai pu le lire sur le site dont le lien est écrit plus haut). Je me déprecie pour des millions de raisons. J'ai souffert de nombreux complexe (je n'ai pas grandi dans un milieu français "pur souche" donc je manque de culture nationale, je manque de culture générale, ma douance diagnostiquée (un chiffre...) pourquoi echouerais-je mes études supérieures, je ne suis pas aussi beau que ce mec, ou aussi drôle que celui-ci) qui vont du plus commun au plus personnel.
Je remercie profondémment mon psychanalyste qui a eu l'intelligence de ne pas me dire que nous traitions cette névrose plus particulièrement (alors que j'ai les preuves par son comportement qu'il l'avait plus ou moins comprise), c'est pas si courant de tomber sur un bon psychanalyste à Paris je crois.
Pour ce qui est de ma vie actuelle, je tente tant bien que mal de me mettre à faire mes projets, de ne pas dévaloriser pour l'abandonner par anticipation une fille avec qui je suis et qui est géniale. De commencer à me donner tel que je suis sans éviter de parler de moi et de m'occuper un peu plus de moi que des autres même si pendant des années cela me semblait trop égoïste pour pouvoir être réalisé. Je suis heureux ded savoir qu'un jour j'irais encore mieux car je sens des progrès même si cela est long et périlleux, une bataille du quotidien que j'ai du mal à mener sans me réfugier dans une vie virtuelle, mais que je sens pouvoir commencer à relever lentement le menton.J'espère que je n'abandonnerais pas la voie que j'ai choisie et qui semble être une passion, mais j'ai peur tant je suis versatile et sujet au doute. J'espère aussi que je parviendrais à dépasser le stade du regard de mes parents interiorisé, à ne plus me tourner trop vers le passé dans mes pensées mais tenter de regarder vers l'avenir même si dit comme ça, cela paraît un peu trop pub aguicheuse de metro. Commencer à aimer la vie simplement, et oser me jeter à l'eau, même si je serais toujours loin de mon idéal trop exigeant, qui me paralyse encore aujourd'hui
J'espère aussi sincèrement que mon témoignage sans doute un peu niais servira à tous ceux qui sont au fond du trou et qui après s'être reconnu dans cet article croient que cela est irrémediable. Il existe les mots, qui ont un effet soulageant, l'ouverture aux autres, qui même si elle est parfois douloureuse permet bien souvent de commencer à s'aimer un peu plus (sans forcément conditionner notre amour de nous-mêmes à leur amour de nous-mêmes).
Bien à vous et en vous souhaitant tout le courage pour mener cette bataille contre son propre désamour, pour enfin s'abandonner, mais cette fois-ci à soi-même...
Joran
Bonjour Joran Merci pour ce
Bonjour Joran
Merci pour ce témoignage touchant et plein d'espoir.
Pourrais-tu également me donner le nom de ton psychanalyste?
Merci d'avance
Bonjour Joran, le lien que tu
Bonjour Joran, le lien que tu donnes ne marche plus?
Bonjour Jordan, Pourrais
Bonjour Jordan,
Pourrais tu me donner le nom de ton psychanalyste?
C'est assez étonnant tu sembles écrire et penser un peu de la même manière que moi a certains égards
Bonjour à tous. Malgré ma
Bonjour à tous.
Malgré ma flemme d'écrire (que je pense être un manque de courage), je me suis décidé à laisser un commentaire.
Je me présente, je m'appelle Jordan, étudiant et j'ai 20 ans.
D'abord un grand merci à tous vos témoignage qui me réchauffent le coeur en me faisant comprendre que je ne suis pas seul dans ce cas.
Je peux résumer mon parcours par 3 échecs successifs dans les études et une multitude d'échecs amoureux que j'avais mis jusqu'à ce soir sur le compte de la "légéreté" de la jeunesse. Je suis maintenant en couple avec une fille avec qui je me sens bien et je suis heureux de pouvoir le dire, au cas où un jour elle venait à lire ce témoignage.
Je me suis reconnu dans quasiment tous les traits décrits dans l'article et je réalise à quel point je suis bloqué à ce moi idéal, qui m'empêche d'agir et d'entrer dans la vie comme j'aimerais pouvoir le faire depuis la fin de mon bac, avec toujours des excuses momentanées qui permettent de reporter mes projets et mon accomplissement (échecs qui m'ont fait un temps penser que je souffrais d'une névrose d'échec).
Avant de lire cet article je doutais et voulais arrêter ma psychanalyse, maintenant il est certain que j'irais jusqu'au bout, quand je vois que la seule solution est la psychanalyse (ainsi bien evidemment que de se prendre en main dans la vie), comme le décrit si bien l'article approfondi qui m'a beaucoup aidé et que je vous conseille à ce lien : http://abandonnerlabandonetvivreenfin.blog.tdg.ch/tag/n%C3%A9vrose
Je suis déçu et heureux à la fois de n'avoir que vous à qui parler de cela, car j'ai trop honte d'en parler avec mes amis et ma copine (cela leur donnerait une carte trop forte sur la manière dont je fonctionne et je trouve qu'ils n'ont pas forcément besoin de le savoir).
J'ai été plus ou moins abandonné par mon père vers l'âge de 6 ans quand il a divorcé avec ma mère et qu'il n'a plus daigné nous voir qu'une fois par mois car "il allait trop mal" pour se permettre de s'occuper de quelqu'un d'autre que lui. Ma mère nous a éduqué comme une femme qui portait deux rôles sur ses épaules et à un moment je lui en ai voulu d'avoir été aussi froide, impersonnelle avec nous mais aujourd'hui je ne lui en veux presque plus. Je suis dans une autre phase qui m'apparaît comme nouvelle et qui me fait beaucoup souffrir, celle où je me dévalorise explicitement à mes yeux, une phase de dépréciation qui apparemment signale une crise de fin de guérison (comme j'ai pu le lire sur le site dont le lien est écrit plus haut). Je m'en veux d'en avoir tant voulu à ma mère, et je me déprecie pour des millions de raisons, de complexe que j'avoue être trop pudique pour pouvoir révéler ici. Je remercie profondémment mon psychanalyste qui a eu l'intelligence de ne pas me dire que nous traitions cette névrose plus particulièrement (alors que j'ai les preuves par son comportement qu'il l'avait plus ou moins comprise), c'est pas si courant de tomber sur un bon psychanalyste à Paris je crois.
Pour ce qui est de ma vie actuelle, je tente tant bien que mal de me mettre à faire mes projets, de ne pas dévaloriser pour l'abandonner par anticipation une fille avec qui je suis et qui est géniale. De commencer à me donner tel que je suis sans éviter de parler de moi et de m'occuper un peu plus de moi que des autres même si pendant des années cela me semblait trop égoïste pour pouvoir être réalisé. Je suis heureux ded savoir qu'un jour j'irais encore mieux car je sens des progrès même si cela est long et périlleux, une bataille du quotidien que j'ai du mal à mener sans me réfugier dans une vie virtuelle, mais que je sens pouvoir commencer à relever lentement le menton.J'espère que je n'abandonnerais pas la voie que j'ai choisie et qui semble être une passion, mais j'ai peur tant je suis versatile et sujet au doute. J'espère aussi que je parviendrais à dépasser le stade du regard de mes parents interiorisé, à ne plus me tourner trop vers le passé dans mes pensées mais tenter de regarder vers l'avenir même si dit comme ça, cela paraît un peu trop pub aguicheuse de metro. Commencer à aimer la vie simplement, et oser me jeter à l'eau, même si je serais toujours loin de mon idéal trop exigeant, qui me paralyse encore aujourd'hui
J'espère aussi sincèrement que mon témoignage sans doute un peu niais servira à tous ceux qui sont au fond du trou et qui après s'être reconnu dans cet article croient que cela est irrémediable. Il existe les mots, qui ont un effet soulageant, l'ouverture aux autres, qui même si elle est parfois douloureuse permet bien souvent de commencer à s'aimer un peu plus (sans forcément conditionner notre amour de nous-mêmes à leur amour de nous-mêmes).
Bien à vous et en vous souhaitant tout le courage pour mener cette bataille contre son propre désamour, pour enfin s'abandonner, mais cette fois-ci à soi-même...
Joran
Bonjour Jordan, J'ai été
Bonjour Jordan,
J'ai été très touchée par ton post, par la sincérité de tes mots et par cette souffrance que tu arrives à exprimer .. Je pense souffrir d'abandonnite, je m'en suis apperçue il y a très peu de temps, mais je suis en analyse depuis 2 ans, pour des crises d'angoisse et des variations de l'humeur que je n'arrivais pas à expliquer ...
Je me sens assez soulagée apres la lecture de tous ces post et articles sur le sujet. Je suis en couple en ce moment depuis quelques mois, (7 exactement) et je suis en pleine pèriode de crise, c'est a dire totalement parano, je n'arrive ni a lui faire confiance, ni à apprécier ses mots et preuves d'amour, et encore moins de m'en nourrir dans le temps lorsque les crises reviennent, (inutile de préciser les crises duent aux suspiscions, je fouille tout, je me fais violence pour ne pas lui faire subir un interrogatoire journalier, et en public ou en soirée, il y a souvent des drâmes deux trois jours après si il a parlé a une fille ou quelque chose dans c genre) je voudrais qu'il ne voit plus aucune femmes, lorsqu'il le fait ou maintient des liens meme amicaux avec certaines, la douleur ressentie est tellement puissante, que parfois je peux même en vomir .. je suis totalement obsedée par le faite d'être eventuellement cocue, c'est tellement puissant qu'en général au bout de quelques mois lorsque cela devient trop insuportable, je pars ... )
Bref j'en reviens au sujet initial, je me demandais si cela serait possible éventuellement de continuer à parler de ce sujet et de ton expèrience par email ?
Si tu ne veux pas je comprendrais ...
Merci par avance,
Candice
Merci Joran de partager avec
Merci Joran de partager avec autant d'authenticité.
Ton témoignage est loin d'être niais, je te trouve très sensible d'avoir sû repérer celà aussi précisément et aussi jeune.
J'ai 20 ans de plus, et je viens tout juste de mettre le doigt sur ce malaise qui m'habite depuis toujours, dont j'ai toujours eu honte, ce flou que j'ai toujours tenté de cacher, et qui m'a mené à des dizaines de relations toujours vouées à l'échec, et par choix, malheureusement.
Bon courage.
Lili
Merci Joran pour ton
Merci Joran pour ton témoignage, qui a eu de nombreux échos en moi.
Ce n'est donc pas un témoignage "gniais", mais courageux et honnête.
Je te souhaite une belle voie de bonheur(s) dans ta vie qui s'annonce.
Jérôme
Bonjour, Je me reconnais
Bonjour,
Je me reconnais beaucoup dans vos récits, et je suis vraiment très contente de pouvoir, enfin, après avoir cherché parmis tout les "troubles psychologiques" qui affectent la sensibilité, mettre un mot sur ma "pathologie" qui me bouffe mon existance, réellement depuis 1 an. J'ai 19 ans.
Il y a 4 ans, j'ai fait une grosse bétise, qui m'a coûter la confiance de mes parents pendant 6 mois. 6 mois d'ambiance pesante, de discours et de gène entre moi et mes parents. Cette betise, je l'ai faite car je voulais être aimée, être acceptée au lycée.
J'assiste ensuite a la séparation de mes parents, il y a un an. Mon père n'aime plus ma mère et lui voue une haine et une rancune sortie de nul part. Je ne comprends rien. On pars en vacances pour le nouvel an et mon père décide de partir. Il nous abandonne en pleine vacances. Il part et trompe ma mère, je ne sais pas avec qui. Je le vois une fois toutes les 3 semaines pendant 6 mois. C'est très dur. Ma mère n'arrive pas a tout assumer financièrement et mon père ne lui donne rien, elle pleure beaucoup, elle a du mal a se cacher. Puis il revient, rongé par la culpabilité, puis il repart.
Ce passé tout frais est très pesant, dans ma vie de tout les jours. Je n'arrive pas a me faire de nouveaux vrais amis depuis 3 ans. Je me cache. Je suis pourtant quelqu'un de très sociable. Avant, j'etais même quelqu'un qui se mettait en avant, qui aimait prendre des directives. Je me renferme totalement sur moi même de peur d'être abandonnée à nouveau.
J'ai rencontré un garçon, il y a plusieurs mois. Il est vraiment tout a fait mon genre, je crois que je ne peux pas rêver mieux. J'ai eu très vite des sentiments pour lui, je me suis très vite attaché, mais c'est très compliqué pour moi de lui dire. Je me sens faible et vulnérable, je craque et je pleure a chaque fois quand il s'agit de parler de sentiments. Je suis persuadée qu'il va me quitter, car il a peur de s'attacher, d'avoir de vrais sentiments pour moi. Je suis persuadée de ne pas valoir le coup. Je ne supporte pas qu'il me dise "a plus" ou "salut" quand on se quitte. Je rejoins le commentaire d'une autre internaute... j'ai besoin qu'il me dise "a demain" ou quelque chose de précis. Sinon j'ai l'impression qu'on se débarrasse de moi. Qu'on a pas envie de me revoir.
Tout cela devient très pesant. Je bousille le peu d'energie que j'ai, et je bousille mon couple qui pourrait être parfait. Je pourrais être heureuse mais je n'y arrive pas. Je suis encore jeune et j'espère que tout s'arrangera.
Bonjour, Moi je suis une
Bonjour,
Moi je suis une femme de 44 ans. Je viens de lire l'article et une bonne partie des commentaires. Je me retrouve totalement dans ce qu'est l'abandonisme et je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas là.
Nous avons tous une histoire différente mais beaucoup de points en commun qui nous ont amené jusque là.
Mes parents ont divorcé quand j'avais 5 ans. Mon père est parti du jour au lendemain avec une autre avec qui il a refait sa vie. Je ne l'ai pas vu pendant plus d'un an et quand il est venu me voir c'était avec sa nouvelle femme. Pour passer ses vacances avec elle, il m'avait expédiée en colonie de vacances. Il est juste passé une heure, tout gêné.
Ensuite je l'ai vu pendant des années un dimanche sur deux, pile poil de 9h à 19h alors qu'il pouvait me prendre le we. Il avait une grande maison et il a eu deux autres enfants. Dans cette maison, je n'ai jamais eu de chambre alors qu'il y avait largement la place.
Il ne me parlait pas, ne s'intéressait pas à moi, à mes envies, à mes goûts, bref à rien, alors que j'ai tout fait pour qu'on partage des choses ensembles. Secrètement je voulais qu'il revienne à la maison et j'ai cru tout ça possible jusqu'à l'âge de 12 ans. Ma mère m'avait toujours dit que quand je suis née il était déçu car je n'étais pas un garçon et qu'il avait 3 jours avant de lui porter des fleurs à la clinique. Quand il a eu ma demi soeur ça ne m'a fait aucun effet, et quand ma belle mère a été de nouveau enceinte, je suis tombée dans le déni total (car là c'était un garçon). J'ai totalement occulté sa grossesse alors qu'elle entait enceinte jusqu'aux dents. Quand mon demi frère est né, c'est seulement là que j'ai compris que mon père ne rentrerait jamais à la maison.
J'ai gardé tout ça pour moi, je pleurais toutes mes nuits, du côté de ma mère j'étais gâtée pourrie par mes grands parents et ma mère qui m'ont couvé comme des loups pensant bien faire.
Aucun d'eux n'a compris ma souffrance, aucun d'eux ne m'a donné la moindre explication.
Par contre, ma mère me répétait en boucle que "limite" j'étais responsable de leur divorce d'une certaine façon parce qu'ils ne s'étaient jamais disputés mais que toute petite je disais que papa était "moche et qu'il fallait aller le vendre au marché". Ma mère ça la faisait beaucoup rire. Moi pas du tout.
Avec le temps, j'ai compris que ma propre mère était un tyran, qui ne s'est pas non plus intéressé à ma vie, à mes envies, à mes goûts. Je vais avoir 45 ans, elle adore toujours autant s'écouter parler et ne sait toujours pas quelle est ma couleur préférée, ni mon parfum ni rien en fait. Ce n'est pas faute de l'avoir dit des milliers de fois mais seul ce qui lui plait est bien. Ce qui me plait à moi est totalement dénué d'intérêt.
Mon père est décédé quand j'avais 27 ans et on a eu juste le temps de parler 5 mn, ma belle mère n'a jamais voulu que je reste seule avec lui.
A 12 ans, j'ai commencer à souffrir plus qu'avant de l'abandon de mon père, que j'ai compris totalement définitif et de l'autre côté j'avais une mère castratrice.
Comment arriver à se construire et avoir une vie de couple normale quand on a aucune explication et qu'on doit se construire seule dans l'indifférence générale ?
Ma peur de l'abandon m'a amenée à faire soit des mauvais choix (me disant que de toute façon l'histoire finirait bien un jour)
Ou alors je passais en période de test. La période de test pour moi c'est quand je suis avec quelqu'un, je donne beaucoup, beaucoup trop sans doute. Et puis un jour je décide de tester en me montrant sous un autre jour, moins aimable et j'attends que l'autre craque. Je fais ces tests débiles en me disant que s'il même vraiment il va me demander ce qui se passe ou me supporter comme ça. En fait le test c'est le besoin d'écoute et de compréhension, besoin d'exister, je ne sais pas trop comment décrire cela.
Un ami (ex petit ami) m'a dit un jour, tu as peur d'être heureuse.
Il avait raison, je crois au fond de moi qu'être heureuse et aimée c'est en quelque sorte du cinéma, que ça ne dure que quelques temps et qu'ensuite c'est fini car l'autre va m'abandonner.
Pourtant je sais ce que c'est que d'avoir été amoureuse, mais mon enfance m'a rendu hyper sensible. J'attache beaucoup d'importance aux mots. L'exemple le plus flagrant est que je ne peux pas supporter que l'on me dise "à plus". A plus, c'est ce que mon père m'a dit quand il a claqué la porte de la maison et ce "à plus" a duré plus d'un an. C'est quand même fou tout ce que l'on peut graver sur son disque dur quand on est enfant.
J'ai donc besoin que l'on me donne une durée, à la semaine prochaine, à mercredi, ou même à Noel mais pas juste "à plus".
La dernière relation que j'ai eu m'a totalement anéantie, c'est terminé depuis deux ans mais jamais je n'ai autant souffert de cette sensation d'abandon.
J'avais rencontré un homme de 17 ans de plus que moi, qui me comprenait, me faisait rire, me rendait forte et me faisait oublier totalement mon passé. C'était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest. Je ne suis pas du style à être accrochée 24h sur 24 à quelqu'un, on habitait d'ailleurs pas dans la même ville. Mais il m'appelait tous les jours où qu'il soit. Je comptais enfin vraiment pour quelqu'un qui me plaisait vraiment. En clair c'était l'homme de ma vie...enfin. Et lui, je ne l'ai pas "testé" car c'était inutile.
Mais il avait un sacré caractère, jaloux à crever et un jour j'ai tout fichu par terre sur un coup de tête. Il m'avait poussée à bout pour plusieurs raisons. Jamais personne ne l'avait quitté de toute sa vie. J'ai mis 1h pour regretter mon geste mais il me l'a fait payer cash. Et là, toutes mes peurs, toutes mes angoisses sont revenues. Il connaissait tout de moi alors il a tourné le couteau dans la plaie pendant 2 ans, le temps de me démolir, connaissant mes failles c'était tellement facile.
Maintenant, je suis incapable de rencontrer un homme, j'ai peur de me faire avoir. J'ai peur de retomber amoureuse, peur de ne plus connaitre cette sensation, peur que ça ne soit pas partagé. Très jolie femme, je ne suis pas dupe et l'âge va ma rattrapper. Ca m'inquiète aussi.
Mon ex m'a tellement rabaché rien que pour me faire du mal "comment se fait il que tu n'aies pas d'enfant?, tu les aimes pas? personne n'a voulu t'en faire un?
réponse: je n'ai pas eu d'enfant parce que je n'avais pas trouvé le "bon" père, et parce que j'avais per de reproduire la cruauté psychique de mes propres parents (la vie m'a donné tort car j'ai une écoute incomparable pour les enfants des autres). J'ai été demandé 3 fois en mariage et j'ai paniqué.
J'ai vu des psy, rien, j'ai pris des anti dépresseurs, rien. Je me suis juste rendu compte que je vais très bien quand je ne vis pas seule. Il suffit qu'il y ait une personne à la maison et ça va mieux. Donc quand des amis viennent passer quelques jours chez moi, je redeviens moi même, tranquille, calme et amusante et quand ils s'en retournent chez eux, les angoisses reprennent de plus belle.
Je ne sais plus quoi faire pour sortir de ce cercle vicieux où je me suis enfermée.
Bonjour, votre histoire m'a
Bonjour, votre histoire m'a emu , je suis en souffrance parce que ma compagne m'a quitté il y a peu, moi 56 ans, elle 52 ans. alors je cherche des pistes pour aller mieux, je realise qu'elle et moi souffrons d'abandonisme et je suis rempli de chagrin face à cette rupture parce que l'amour n'est parfois pas suffisant pour que perdure une union et je sais qu'il ne servirait à rien de chercher à dialoguer avec elle,car elle est d'avantage dans le deni en ce qui concerne ses difficultés psy liées à son enfance , que moi.on ne peut pas etre le médecin de l'autre. deux fois en l'espace de presque 30 ans que je me trouve confronté à cette souffrance.votre paragraphe sur la description de la période de test, elle me l'a fait vivre presque les 10 premieres années, je comprenais instinctivement,pourquoi elle agissait ainssi,meme pratiquement les premiers jours de notre vie commune mais je me souviens lui avoir dit calmement et simplement: n'en fais pas trop, alors que j'aurais du comprendre ce que vous écrivez sur le besoin d'éxister ,l'écoute, la compréhenssion. bref, 10 ans à faire cela et moi qui n'est pas été fichu de réagir au mieux, bon au moins cela prouve qu'il y avait aussi beaucoup d'amour entre nous et certainement des névroses mais je pense qu'on peut vivre avec celles-çi dans la limite du raisonable ou tant qu'on est pas parano l'un pour l'autre.
donc comme vous je voudrais m'en sortir, ne pas me refermer sur moi-mème, ne plus reproduire les mèmes schémas,la route est encore longue mais malgrès la douleur atroce et quotidienne, j'ai confiance en des jours meilleurs à venir. je crois qu'il n'y a pas de hasard et que si mon chemin m'a mené à ma compagne c'etait pour que nous évoluions un temps ensembles, je sais , c'est un lieu commun de dire ça, et c'est dans l'air du temps, mais je crois que c'est un peu vrais. bonne chance à vous, philippe.
Bonjour je m'apelle
Bonjour je m'apelle Angélique.
Je souffre aussi du syndrome abandonnique et cela est en train de détruire ma relation amoureuse.
J'ai sans cesse peur de perdre les personnes que j'aime et je me fais souffrir pour rien. Tous ça pourrais être éviter. Je suis tous le temps ne demande d'affection. Je ne veux plus être comme ça. Je pense consulter car pour moi tous ça n'est plus possible.
Merci pour votre aide.