Deuil et travail de deuil

Le deuil est l'état dans lequel on se trouve après une perte. Il se caractérise par une humeur dépressive profondément douloureuse, une suppression de l'intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité de choisir un nouvel objet d'amour (ce qui voudrait dire remplacer celui dont on est en deuil), le fait de se détourner de toute activité qui n'est pas en relation avec le souvenir de l'être perdu. Cette inhibition et cette restriction du Moi sont l'expression de l'abandon exclusif au deuil, ce qui fait qu'il ne reste plus rien pour d'autres visées et intérêts.

Le "travail de deuil" est un processus qui permet d'accepter ce qui est et de réinvestir dans autre chose, malgré la souffrance. Classiquement, on considère trois phases dans le processus de deuil : la phase de protestation où domine la colère qui peut parfois être dirigée contre les proches, la phase de désespoir avec sentiment de tristesse, repli et la phase de détachement qui signifie la fin du travail de deuil.

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il y a que de la souffrance

il y a que de la souffrance de perdre un etre cher : pourquoi parlez vous de colère?? je suis triste,je ressens la personne disparue par moment...involontairement ,et ça fait mal dans le plexus solaire,dans le ventre,,au niveau de l'estomac ; j'angoisse,je le sais,j'angoisse. parce ce que la mort c'est définitif...c'est comme un grand trait sur moi. o ,j'attends la mort maintenant alors que je n'y pensais meme pas...disons que j'ai pris un coup de vieux mental depuis la perte e cet etre. j'avais pourtant connu la mort en perdant mes tresors de petits chiens à environ dix ans d'intervalle,au 1er tout le monde voyait mon visage ravagé par le chagrin. et je ne savais plus manger : j'ai du me soigner... au 2eme j'étais prostrée et pareil sans appetit 8 jours...pire je m'enfuyais loin en roulant...j'avais un si grand chagrin...

ici j'ai tout gardé en moi : pas de larmes ,ni rien exterieurement : forcémment un humain c'est pas tragique...un chien c'est comme un bébé.

mais les jours passant j'ai des douleurs d'angoisse. ce trait qui me raye...

oui c'est affreux ,ma vie est comme terminée avec ma famille : puisque j'ai perdu mon identité ,celle qui m'a faite.

je ne pensais pas y etre aussi atachée physiqueùent,et bientot :c'était toute mon identité!! bien que je l'avais rejetée...

j'ai du mal.cette douleur sourde et muette... ce froid final ...et il en reste un je l'aime et il va partir et il est triste de ça...et ça aussi ça fait mal :je les ressucite en les aimants comme si j'aurai 16 ans : ce temps là était le notre..on y a été bien... ce temps là : je l'ai laissé échappé : hélas 3 fois hélas! que c'est bete de grandir...déjà que je souffre de vieillir aussi :hélas 3 fois hélas.en fait il ne faudrait que randir en reve,et rester à 16 ans toute la vie avec ses parents.

Il n'y aurait que la

Il n'y aurait que la souffrance de perdre un être cher quand.....

Il n'y aurait AUSSI que la souffance de perdre un être cher quand nous ne ressentirions que la douleur  de cette perte-là. Vous avez AUSSI raison de le souligner car cette souffrance est bien réelle pour vous et aussi pour moi. Je comprends comme vous que la mort d'un être aimé est irrémédiable et définitive, et c'est cette perte-là qu'il y aura aussi un jour à mettre à une vraie place pour moi, alors qu'en ce moment, la perte et la souffrance sont toutes les deux très très présentes dès l'ouverture de mes yeux et jusqu'à la fermeture de mes yeux pour dormir, ce que j'ai du mal à faire....

Quand la mort d'un être cher nous fait RE-vivre des séparations passées, nous avons tendance à NOUS RE-projeter dans le passé comme si nous avions toujours et encore l'âge auquel ces séparations ont eu lieu, mais cela n'est pas juste et vrai pour nous, et nous le savons très bien : c'est parce que nous sommes sidérés et comme emportés par des circonstances qui nous embrouillent que nous finissons par croire être dans le passé, et à l'identique, alors que non : nous avons vieilli, nous avons vécu d'autres séparations, et nous n'avons pas cru que nous avions notre âge d'adolescent (e) s puisque nous savons que ce n'est pas la cas.

Laisser la douleur et la souffrance faire leur passage maintenant, c'est AUSSI perdre du temps pour se remémorer des événements passés afin d'essayer de ne plus parer au plus pressé : nous valons bien ce temps précieux de mise de chacun à sa vraie place pour soi, et pour ce faire, n'hésitons plus à nous faire aider... moi, j'ai décidé de le faire, et je me sens moins seule dans ce très très douloureux TRAVAIL pénible et fatigant pour lequel personne jamais ne me paiera à ma juste valeur sauf moi-même... Mais cette heure n'est pas encore venue parce que je n'ai pas encore fini le travail que je ME DOIS de faire pour me sentir plus légère au minimum d'avoir fait quelque chose comme écrire ici ou comme parler ailleurs...

Bon courage à vous et à moi aussi, car perdre c'est AUSSI et parfois gagner quelque chose d'autre sans le savoir qui ne remplacera jamais la perte de quelqu'un qui, elle, est définitive et irrémédiable de notre vivant et de la mort de celui ou de celle qui nous a quitté pour toujours et abandonné sans savoir à quel point ! C'est nous qui nous ressuscitons de notre vivant parce que nous sommes vivants et que de notre vivant, en effet, rien n'est totalement que irrémédiable et que définitif comme la mort voudrait nous le faire croire ou comme le mortel pourrait nous le donner à croire !